Maintenir en activité sa propre entreprise n'a déjà rien d'évident. Et lorsque les affaires marchent, il n'est souvent pas facile de s'en tirer tout seul. A un certain moment, vous allez devoir envisager de recruter de la main-d'œuvre supplémentaire. Julie Seutin de Floom pèse le pour et le contre.

Floom: la créativité comme solution

Julie Seutin, fondatrice du magasin en ligne Floom, qui vend des céréales biologiques, souligne l’importance de la créativité à tous les stades de l’entrepreneuriat.

Démarrer seul

Voici un an, Julie Seutin ouvrait Floom, son magasin web de céréales biologiques pour petit-déjeuner et de céréales biologiques croustillantes. "Pour l'instant, je fais encore tout moi-même et j'y parviens tout juste", explique-t-elle. "Mais je sens que j'en viens progressivement à un point tel qu'une aide serait vraiment la bienvenue. Lorsque l'activité est sous pression, par exemple lorsque je dois faire une livraison pour un événement, je fais appel à des amis ou à de la famille. C'est bien, et je leur en suis reconnaissante, mais ce n'est pas une solution à terme."  

Le fait de diriger seule son magasin web n'était pas pour Julie un choix délibéré. "A un moment donné, j'ai senti que je devais franchir le pas, mais il n'y avait personne dans mon entourage pour m'accompagner."

"Ce qui me manque le plus, c'est un vis-à-vis. Je ne peux pas confronter mes idées au préalable auprès de quelqu'un", témoigne Julie. "Pour l'instant, je parle beaucoup de mon magasin avec des amis et de la famille. Certains d'entre eux sont aussi indépendants et très créatifs, et les différents points de vue et perspectives me font envisager les choses sous un autre angle. Mais ici également, il ne s'agit pas d'une solution à terme. Et certainement pour la routine quotidienne, il me manque un apport supplémentaire. Si je négocie par exemple avec un nouveau point de vente et qu'ils veulent un emballage personnalisé: comment dois-je m'y prendre et quel prix demander? C'est ce type de problèmes que je dois aujourd'hui encore résoudre toute seule."  

Le partenaire idéal

Si votre affaire a décollé avec succès, du personnel à mi-temps ou des partenaires commerciaux peuvent aider à absorber cette surcharge de travail. "Si quelqu'un devait entrer dans mon entreprise, il devrait s'agir d'une personne ayant des compétences totalement différentes des miennes. J'entends en effet continuer à assumer moi-même l'aspect créatif, comme le développement de la marque et les recettes. Mon/ma partenaire devrait par exemple être compétent(e) en finances et en stratégie. De la sorte, nous nous compléterions et l'affaire marcherait encore mieux." 

Charges sociales lourdes

Le problème majeur lors d'une embauche est l'argument souvent mis en avant du coût salarial. "C'est très décourageant", estime encore Julie. "Les pouvoirs publics tentent de remédier à la situation, mais l'engagement d'une personne est et reste très lourd financièrement. C'est dommage car cela m'aiderait à avancer et permettrait de stimuler l'emploi."

Julie Seutin

Contributeur:

Julie Seutin

Julie Seutin (29 ans) a étudié le Développement de produits à Anvers et a été touchée par le virus de la cuisine. L'an dernier, elle a lancé son propre magasin web, Floom, qui vend des céréales biologiques pour petit-déjeuner. A terme, elle entend faire de Floom une marque associée à tout ce qui concerne l'alimentation saine.

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