Vous disposez d’un site web ou faites de l'e-commerce? Vous habitez un quartier où vivent beaucoup de personnes de langue étrangère ? Dans ces cas, vous pourriez parfois avoir besoin d'un texte rédigé dans une autre langue. Herman Boel, cofondateur du bureau de traduction et de rédaction H&L, vous fournit quelques conseils en matière de traduction.

De l'importance d'une bonne traduction

Une bonne traduction sans erreur de langue ou faute d'orthographe peut se révéler d'une grande importance pour une entreprise, estime Herman Boel. "C'est une question d'image et de perception. Si vous publiez un texte rempli de fautes et peu agréable à lire sur votre entreprise, vos clients potentiels supposeront que vos produits ou services sont également de piètre qualité. En revanche, un texte soigné sera gage de professionnalisme et profitera à votre entreprise."  

Les deux règles de base d'une bonne traduction

Il y a deux règles de base que doit respecter toute personne qui réalise une traduction. D'une part, elle doit uniquement traduire d'une langue étrangère vers votre langue maternelle et pas l'inverse. D'autre part, toute traduction doit être revue par une tierce personne et comparée au texte original, car même le traducteur le plus expérimenté et le plus talentueux peut commettre des erreurs. 

Erreurs courantes

Quoi qu'il en soit, si vous vous lancez, veillez à éviter les erreurs courantes, avertit le traducteur:

  • Les fautes d’accord (masculin/féminin ; singulier/pluriel) et de conjugaison sont fréquentes en français. L’accord du participe passé des verbes pronominaux, en particulier, pose régulièrement problème (« Ils se sont vu décerner un prix »).

  • Beaucoup se trompent aussi dans l’emploi des traits d’union et des apostrophes dans les phrases interrogatives. Par exemple, il faut écrire « Y a-t-il une chance ? », « Dis-le-moi ! » et « Va-t’en ! ».

  • Par ailleurs, on ne met pas de point d’interrogation à la fin d’une interrogation indirecte : « Il se demande combien cela va lui coûter. »

  • Attention aussi aux substantifs et aux adjectifs invariables ! On écrit bien « des start-up »et « des affiches orange ».

  • Les substantifs commençant par « non » prennent un trait d’union (« le non-respect »), contrairement aux adjectifs (« un projet non validé »).

  • Enfin, ne mélangez pas les infinitifs et les impératifs lorsque vous donnez des instructions (« Appuyez sur la touche X, puis enregistrez votre document »).
         

Trouver un bon traducteur

“Un bon critère pour vérifier si vous avez trouvé un bon traducteur consiste à voir s'il est sur la même longueur d'onde de vous, de même que s'il vous soumet des propositions de manière proactive et ne se contente pas d'exécuter ce que vous lui demandez. Vous recherchez, par exemple, une traduction pour votre site web ? Si votre traducteur vous suggère de réfléchir en termes de mots clés, de moteurs de recherche et de SEO, vous saurez directement qu'il maîtrise cette matière. Par ailleurs, je mets toujours en garde contre les traductions effectuées par des machines. Celles-ci sont souvent moins chères, mais en général d'un niveau douteux. D’autre part, pour certaines traductions, comme la plupart des documents officiels, vous devrez faire appel à un traducteur juré. Vous en retrouverez la liste sur le site web de la Chambre belge des traducteurs et interprètes.  

"Si vous avez trouvé un bon traducteur, il est en outre tout aussi important de bien l’informer. Plus vous pourrez lui fournir d'informations sur vos besoins précis, meilleure sera la traduction. Si vous utilisez une terminologie technique particulière, veillez à la lui envoyer au préalable." 

"Enfin, un dernier conseil : certains bureaux de traduction se réfèrent non sans fierté à leur certification ISO, dont la norme 171000 est la plus importante pour les traductions. Il faut néanmoins savoir que ces normes portent sur les procédures et n'ont que peu d'impact sur la qualité de la traduction, même si vous ne m'entendrez pas dire qu'un bureau ayant une certification ISO propose des traductions de mauvaise qualité."

Herman Boel

Herman Boel

Herman Boel a acquis 15 ans d'expérience comme gestionnaire de projet dans quatre bureaux de traduction avant de se lancer comme traducteur indépendant avec un(e) partenaire francophone. Par ailleurs, il est l'auteur de 6 ouvrages et est professeur invité à l'Université SISU de Shanghai. 

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