Les réseaux sociaux sont désormais les médias principaux, devant la presse et la télévision. Une aubaine pour faire connaître son entreprise. Pour cela, l’engagement des « fans » est un élément indispensable. Jean-Charles Vanderlinden, fondateur de CentralApp, vous en explique les raisons.

L’engagement sur les réseaux sociaux

Cet engagement est lié à la popularité d’un contenu par rapport à un « fan ».  Un like sur Facebook ou Instagram, un partage, un tag, un commentaire... Tout cela crée des interactions et de « l’engagement ». Les réseaux sociaux peuvent en outre donner des statistiques sur n’importe quel post de n’importe quelle société. Tous secteurs et pays confondus, le taux moyen global est actuellement de 4% d’engagement pour un post donné. Il s’agit d’un chiffre relativement faible dans l’absolu, mais qui pèse tout son poids lorsqu’on a plusieurs milliers d’amis ou de followers.   

Les posts qui fonctionnent le mieux

L’idéal, pour se faire connaître, est de susciter un maximum d’engagement de la part de ses fans ou followers. Le post doit donc « toucher » l’autre. A ce sujet, les images attractives et les microcapsules vidéo (de maximum 1 minute 30’) fonctionnent mieux que les textes. En effet, un contenu « facile à consommer » séduit désormais davantage qu’un texte statique. 

Assurer la pérennité du business

L’engagement des membres sur les réseaux sociaux est aujourd’hui fondamental pour les entreprises. En effet, il assure la pérennité d’un business, et en dit long sur la santé marketing de l’entreprise. C’est aussi un baromètre efficace pour voir ce qui attire les clients. Enfin, il s’agit d’un canal gratuit permettant de toucher son « entourage naturel ». Attention toutefois : si l’effet de propagation est normalement positif, un post peut aussi faire un mauvais buzz... Le risque zéro n’existe pas ! A noter que tous les secteurs ne sont pas logés à la même enseigne. Là où les domaines de la mode, de l’alimentation, du bien-être, de la beauté et de l’immobilier fonctionnent bien, d’autres entreprises, comme la construction par exemple, ont par exemple plus de mal à tirer leur épingle du jeu. En effet, il s’agit de secteurs moins porteurs d’un point de vue visuel et ludique. Le « BtoB » et le « BtoC », constituent les secteurs où le taux d’engagement est le plus élevé. 

Comment fidéliser ses membres ?

Il s’agit ici de susciter des émotions et des interactions. Pour ce faire, n’hésitez pas à engager l’audience dans votre communication. Par exemple en interpellant vos membres via des questions du type « Que pensez-vous de mon nouveau produit ? ». Vous pouvez aussi proposer de taguer les amis qui pourraient être intéressés par tel ou tel service. Sans oublier les concours, défis, et autres appels ludiques. Enfin, et c’est du simple bon sens, il faut poster son info au bon moment : ni trop tôt le matin, ni trop tard le soir. L’heure du midi, en revanche, est propice. Il s’agit de voir à quel moment l’audience est la plus connectée, et d’agir en conséquence. 

Faut-il cibler certains réseaux sociaux ?

Il n’y a pas de réponse toute faite. Le réseau social choisi dépendra surtout du profil de l’entreprise et de ses clients potentiels. Prenons le cas de trois coiffeurs. Le premier, très jeune, agira uniquement sur Snapchat avec succès, car sa clientèle y est présente. Le second, un peu plus âgé, communiquera avec succès via Facebook. Le 3ème enfin, plus « artiste », fera ses choux gras sur Instagram... C’est le profil qui définit le réseau social et non le secteur professionnel.

Ne pas acheter de « fausse audience »

Acheter des amis ou des followers peut être tentant quand on vient de se lancer, mais cette opération est à proscrire. En effet, une grande partie des fans acquis de cette façon sont inactifs. Si vous avez 4.000 amis et que votre post récolte 2 likes, cela risque de nuire à votre crédibilité, et à votre... réputation. Bref, exactement l’effet inverse de ce que vous ambitionniez.

Savoir se faire conseiller

Si vous disposez d’un budget un peu plus important, des professionnels pourront vous aider à accroître vos résultats. Ils vous informeront des nouveautés en termes de formats, de targeting, et vous pourrez même leur sous-traiter la gestion de vos réseaux sociaux. Ceci dit, ces derniers ne sont qu’une option du marketing en ligne, beaucoup plus vaste.

 

Jean-Charles Vanderlinden

Jean-Charles Vanderlinden

Jean-Charles Vanderlinden est le fondateur de CentralApp. Cette start-up a développé un outil qui permet aux entreprises de créer leur site internet, de gérer leur référencement local sur les réseaux sociaux et de répondre aux avis clients. Il est également assistant marketing à l’ULB, et formateur pour Google.