Vous envisagez d’acheter une nouvelle voiture? Ne songez pas seulement à la marque, au modèle et aux options, mais aussi à la manière dont vous allez la financer. Jan De Nil, Product Manager chez BNP Paribas Fortis, fait le point sur les différentes possibilités: achat sur fonds propres, achat via un crédit classique, leasing ou renting.

Achat sur fonds propres et financement auto : les formules les plus courantes

Les deux formes de paiement les plus connues lorsqu’on achète une nouvelle voiture sont sans doute l’achat sur fonds propres et le financement automobile traditionnel. “La première formule est certainement la plus simple”, explique Jan. “Vous payez la voiture avec l’argent dont vous disposez et le tour est joué. Il n’y a donc pas de mensualités ni d’intérêts à payer”. 

Crédit et fonds propres

L’achat sur fonds propres ou via un financement est surtout intéressant pour ceux qui veulent être propriétaire de leur véhicule”, explique Jan. “Ce qui n’est pas le cas avec un leasing ou un renting, où c’est la société de leasing qui est le propriétaire légal. »

Un des avantages du financement est qu’il ne faut pas mobiliser une grosse somme d’argent et que le contrat peut généralement être conclu rapidement. Le financement peut même être demandé et finalisé en ligne.  “Qui plus est, c’est un système flexible”, ajoute Jan. “On peut par exemple opter pour des paiements mensuels ou trimestriels. Ou encore, avoir le choix entre des remboursements fixes, périodiques ou des remboursements de capital fixes. Dans ce dernier cas, les sommes à rembourser sont plus importantes au début du contrat qu’à la fin.”

Les deux formules précitées peuvent présenter un inconvénient, à savoir que c’est vous qui devez vous charger de toutes les formalités administratives du véhicule et en supporter tous les frais (taxes, assurance, pneus, entretiens, etc.)”, poursuit Jan.

Implications de modification TVA

Signalons encore que dans le cas d’un financement, la règle applicable à la plupart des indépendants impose que la TVA peut être financée à concurrence de 50% maximum. Seules les professions libérales peuvent éventuellement financer entièrement la TVA. Fiscalement parlant, un crédit est assez simple à traiter. Les intérêts du crédit peuvent être assimilés à des charges professionnelles et le véhicule peut évidemment être amorti. Dans les deux cas, il faut tenir compte des restrictions imposées aux déductions fiscales et éventuellement de l’usage du véhicule à des fins professionnelles.”

Leasing et renting

Il existe évidemment d’autres formules de financement d’une voiture, comme le leasing financier et le renting ou leasing opérationnel. “Dans ces deux cas,  on paie un loyer à la société de leasing pendant une certaine période, en général 4 ou 5 ans. Et dans les deux cas, on dispose d’une option d’achat au terme de cette période. S’il s’agit d’un leasing financier, cette option d’achat est connue dès le début du contrat ; dans le cas du renting, elle est déterminée à la fin du contrat, sur la base de la valeur marchande.”
Dans les deux formules, le propriétaire légal du véhicule est la société de leasing.

Implications fiscales

L’option d’achat a également des implications fiscales. “Dans le cas du leasing financier (on balance) vous amortissez le bien d’investissement et vous déduisez fiscalement les intérêts”, explique Jan. “La voiture figure à l’actif du bilan. En revanche, s’il s’agit d’un renting, la totalité du loyer est passée en charges. Que ce soit un renting ou un leasing, il y a bien sûr des restrictions à prendre en compte au niveau de la déductibilité fiscale  et vous devez aussi éventuellement prendre en considération l’usage du véhicule à titre professionnel. Autre point qui a son importance : dans les deux cas, la TVA sur le loyer doit être payée tous les mois et non en une fois. Ce qui vous permet de garder vos lignes de crédit pour d’autres investissements.”

Renting: solution totale

Si vous optez pour un leasing financier, les taxes et l’assurance (omnium) sont généralement à votre charge. Il en va de même pour les entretiens. “Cela fait une grande différence par rapport au renting”, souligne Jan. “Avec le renting, vous profitez d’une solution totale. Tous les frais (sauf le carburant) sont compris dans le loyer. Et vous profitez en plus de services complémentaires comme les pneus été et hiver, l’assistance en cas de panne et une voiture de remplacement. Vous payez donc une certaine somme par mois et vous ne devez plus vous préoccuper de rien. Vous roulez sans souci : tout est payé, sauf le carburant.”

Pour les débutants qui veulent être mobiles

BNP Paribas Fortis propose encore une autre formule intéressante pour les jeunes patrons d’entreprise qui veulent être rapidement mobiles. “C’est le Startersrenting”, explique Jan. “Alors qu’un contrat de renting court habituellement sur 48 ou 60 mois, un Startersrenting ne dépasse pas 24 mois. Ce faisant,  le jeune entrepreneur n’est pas lié d’emblée à un contrat pour plusieurs années. Si son affaire se développe bien, il pourra choisir une nouvelle voiture à la fin de son contrat.”

Jan De Nil

Jan De Nil

Jan De Nil est titulaire d’une licence en gestion d’entreprise.  Après avoir travaillé au SPF Finances, il a déjà 28 ans à son actif chez BNP Paribas Fortis comme chargé de relations pour les clients processionnels et est actuellement Product Manager pour les crédits professionnels.