Grâce à un vaste éventail de technologies, jamais il n’y a eu autant de possibilités de rassembler et consommer des informations. Cette surabondance de choix et de données n'est pas sans conséquences pour l'entrepreneur, qui a de plus en plus de mal à transmettre son message. Cyriel Kortleven, conférencier international et auteur de l'ouvrage « Less is Beautiful », propose aux chefs d'entreprise quelques conseils pour rompre la malédiction.

Le stress du choix

Sur Internet, si vous suspendez votre vigilance pendant une minute, vous manquez 1.500 articles de blogs, 98.000 tweets, 600 nouvelles vidéos YouTube et 168 millions d'e-mails. Chez Starbucks, vous pouvez choisir parmi 87.000 combinaisons de boissons. Des combinaisons trop nombreuses pour les goûter vous-même en une vie. On trouve même des sites comparatifs qui comparent les sites comparatifs pour nous aider à faire le bon choix (www.snakewool.nl).

Le stress du choix et la multitude de possibilités sont presque un handicap pour bon nombre de personnes. Le bon entrepreneur doit se concentrer pour réduire l'excès d'information à des éléments gérables, dont son « consommateur » pourra tirer un véritable parti. Pas simple... 

Rompre la malédiction du savoir

Dans l'environnement professionnel, en particulier, nous avons souvent tendance à submerger les autres d'informations pour montrer notre compétence. C'est ce que nous appelons la « malédiction du savoir » : nous supposons que l'interlocuteur possède la même connaissance du sujet que nous-mêmes (ou du moins qu'il s'y intéresse comme nous). Car pour nous, le sujet de l'échange est évident.

Généralement, il n'en est rien et le thème de la conversation peut être totalement étranger à votre auditeur. Sachons aussi que l'être humain moyen possède surtout une mémoire de court terme. Les recherches ont montré que la plupart des gens peuvent retenir environ sept choses consciemment, selon la nature de la tâche et les attentes.

La prochaine fois que vous serez convié à une réception et que vous passerez d'un invité à l'autre pour évoquer avec enthousiasme votre passion et votre travail, pensez à cette malédiction du savoir. N'inondez pas votre interlocuteur de détails concernant votre travail. Concentrez-vous sur l'essentiel. Posez-vous la question : de quoi cette personne doit se souvenir si elle repense à moi ? 

Plus de S.U.C.C.E.S. dans votre communication

Les recherches des frères Dan et Chip Heath sur les messages qui restent sont très intéressantes. Dans leur ouvrage, ils expliquent pourquoi les banalités amusantes « collent » plus longtemps à la mémoire que les messages plus importants, vite oubliés. Ils ont formulé 6 qualités qui renforcent l' « adhérence » du message :

S imple
U nexpected
C oncrete
C redible
E motional
S tories

Un bel exemple pour illustrer cette formule SUCCES ? Le discours prononcé par le président Kennedy le 25 mai 1961 : « Nous voulons déposer un homme sur la Lune et le ramener sain et sauf avant la fin de cette décennie. » Si Kennedy avait été le CEO d'une entreprise, il se serait sans doute exprimé en ces termes : « Nous nous fixons pour mission de devenir le leader international de l'industrie spatiale en menant à bien des projets d'envergure maximale, des innovations d'équipe et des initiatives stratégiques. »

Essayez la formule SUCCES avec votre message ou la mission de votre entreprise !

Aller à l’essentiel est souvent propice à la réussite. Vous en trouverez d'autres exemples sur le site www.lessisbeautiful.co (non, la lettre « m » ne manque pas. Less is beautiful.)

Cyriel Kortleven

Cyriel Kortleven

Avec plus de 15 ans d’expérience dans le domaine de la créativité et de l’innovation, Cyriel Kortleven est un speaker fort convoité pour les conférences, événements et réunions. Il est l’auteur de quatre ouvrages sur la créativité. Au fil des années, il a acquis la faculté de créer une atmosphère particulièrement ouverte et informelle. 

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