Quelle est la formule gagnante dans une entreprise ? Un seul patron qui prend ses décisions en toute autonomie ou une équipe qui tente de dégager un consensus? Davis Dessers, avocat chez Cresco, partage sa vision des choses.

Comment se différencier de ses concurrents selon Cresco ?

David Dessers, managing partner de Cresco, nous explique comment se différencier de ses concurrents.

Je ne crois pas au primus inter pares, au CEO tout puissant qui applique le principe du « my way or the highway ». C'est pourquoi il n'y a pas chez Cresco de grand patron qui dirige le bureau d'avocat, mais une équipe de cinq associés qui prennent les décisions collectivement et après consensus. Si l'un des deux partenaires fondateurs ou l'un des trois partenaires associés n'est pas d'accord, l'initiative n'est pas lancée, à moins que de meilleurs arguments soient mis sur la table. Cette approche nous oblige à étayer nos propositions.

Par ailleurs, cette approche présente un avantage supplémentaire intéressant. En effet, nous ne sommes pas tous bons en tout. Ainsi, je suis spécialisé dans le secteur technologique, alors qu'un de nos associés maîtrise mieux une autre matière. En se partageant les tâches, nous nous complétons et pouvons dégager une solution globale.

Tout cela est bien beau en théorie, mais…

En théorie, cette approche paraît idéale, mais nous devons parvenir à l'appliquer dans la pratique. C'est pourquoi les cinq associés se réunissent tous les 15 jours pour traiter les affaires courantes. Mais entre-temps également, des décisions sont régulièrement prises dans le cadre de rencontres plus informelles. En général, cela va assez vite, notre objectif n'étant pas de tenir des réunions à l'infini. 

Le fait qu'une seule voix puisse bloquer une décision n'a rien d'évident, mais cela arrive rarement. Nous avons déjà vécu beaucoup de choses ensemble et avons appris du passé. En outre, nous avons voulu définir notre mission et nos objectifs dès avant la création de la société. Les lignes directrices sont dont d'ores et déjà fixées, ce qui facilite le processus de décision. 

Je ne vois pas d'inconvénients à cette approche, même si j'estime qu'elle ne convient pas à toutes les  sociétés. En effet, l'équipe de décision ne doit pas être trop nombreuse. C'est ainsi que si Cresco devait grandir, je n'exclus pas la mise en place d'une sorte de comité exécutif auquel les partenaires délégueraient le compétence de prendre certaines décisions. 

David Dessers

Contributeur:

David Dessers

David Dessers a étudié le droit à l'université d'Anvers et à la KU Leuven. Il a par ailleurs décroché un Master in Law à l’université d'Oxford, d’Hambourg et de Rotterdam. En 2014, il fonde Cresco en collaboration avec Filip De Schouwer. Durant ses loisirs, il consacre beaucoup de temps à sa famille et à divers sports.

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