Un entrepreneur qui investit dans des locaux passifs (c’est-à-dire un bâtiment dont la consommation énergétique au mètre carré est très basse) n’est pas uniquement animé par la volonté de réduire ses charges ou d’obtenir des primes : c’est surtout un engagement en termes de RSEGeorge Blackman, CEO de Realco, leader mondial de solutions et de procédés d’hygiène à base d’enzymes, raconte comment ses nouveaux bureaux passifs à Louvain-la-Neuve s’inscrivent dans une approche globale.

Un choix en phase avec l’ADN de l’entreprise

Realco, une entreprise active dans les biotechnologies environnementales depuis plus de 20 ans, a fait le choix de bureaux passifs de façon très naturelle, cohérente et en ligne avec son ADN. En effet, l’entreprise est un précurseur en recherche de solutions plus performantes, économiques et écologiques et ce, tant dans son métier-même qu’au quotidien de l’entreprise. Le CEO, George Blackman, explique : « La RSE est ancrée dans le cœur de métier de l’entreprise. Realco fournit en effet des produits d’hygiène à base d’enzymes naturelles au service de l’homme et de son environnement. Et les enzymes constituent des solutions durables et renouvelables. Opter pour la construction de bureaux passifs était donc, pour nous, dans la parfaite continuité des valeurs que nous prônons ». 

Investir au-delà de la structure-même du bâtiment

« Toute l’infrastructure a été pensée afin que nous restions engagés sur la voie du développement durable, tout en continuant à favoriser les énergies renouvelables et en optimisant l’efficacité énergétique ». La différence de prix majoré par rapport à un bâtiment non passif se situe entre 8 et 12%. Aussi, en plus de ses bureaux flambant neufs, l’entreprise a également fait des investissements pour :

  • la réalisation d’un audit énergétique ;

  • l’installation de panneaux photovoltaïques, avec 50% d’économie d’énergie en kWh annuel ;

  • la mise en place d’un nouveau système d’air comprimé comme source motrice principale lors de la production ;

  • le passage à un éclairage LED, qui a entraîné une réduction drastique de la consommation ;

Ce sont autant d’investissements – avec des certificats verts à la clé et des aides de la région wallonne – qui permettent à l’entreprise de minimiser au quotidien l’impact de ses activités sur l’environnement. 

Prôner le bien-être au travail comme principal ROI

L’environnement compte donc énormément dans la culture de cette entreprise. Les individus également, et sans doute bien plus que le gain financier. Aussi, lorsque l’on commence à parler ROI (ndlr : return on investment – retour sur investissement) avec George Blackman, il ne donne aucun chiffre. Car ce qui est primordial, selon lui, à court comme à long terme, n’est pas quantifiable : « Les aides et la diminution des charges financières n’ont pas été l’essentiel dans notre souhait de bâtiments passifs. Le return le plus important concerne les ressources humaines de l’entreprise. Ces investissements RSE permettent de fédérer et de motiver les troupes autour de valeurs communes. Concrètement, cela se traduit, par exemple, par l’élaboration d’une charte à l’attention de notre personnel. Via celle-ci, et ce, dès les recrutements, nous veillons à ce que les comportements en interne soient en accord avec la mission de l’entreprise et le nouveau bâtiment. De plus, qui dit ‘nouveau bâtiment’, dit aussi ‘cadre de vie agréable’. Tout cela crée du sens chez les employés. Et cela fait d’eux des gens heureux au travail ».

Un geste bénéfique à son image de marque

L’immeuble passif est donc inspirant et en accord avec les produits, services et individus de l’entreprise. De plus, sans vraiment le vouloir, cela sert également le branding : « Lorsque nous recevons des visiteurs, nous sommes fiers de nos locaux. Nous obtenons d’ailleurs de nombreux commentaires positifs ; le bâtiment marque les esprits. Et ces nouveaux locaux servent notre image, notre notoriété. Il s’agit plus d’un effet que d’une finalité. C’est un plus ! ».

George Blackman - Realco

George Blackman

Depuis janvier 2018, George Blackman est CEO de Realco, leader mondial dans le développement, la production et la commercialisation de solutions et de procédés d’hygiène à base d’enzymes. Avant de succéder à son père à la tête de l’entreprise, George Blackman y a occupé le poste de Strategy & Marketing Director pendant 2 ans. Ingénieur de gestion de formation, il a fait ses armes auprès de grands noms de l’industrie chimique et pharmaceutique tels que BASF, Johnson & Johnson et UCB.