On les voit de plus en plus dans les supermarchés, et dans l’horeca également. Les produits locaux ont le vent en poupe. Arno De Mol, propriétaire du bar à thé végétarien Lokaal à Gand énumère les avantages et les défis qui y sont liés.

Réalisez votre rêve d'entreprise !

Arno De Mol, créateur et gérant de Lokaal, un bar à thé végétarien gantois, incite les personnes souhaitant se lancer à réaliser leur rêve tout en maintenant leurs convictions.

Une conviction personnelle…

Pour De Mol, il y a plusieurs raisons de travailler avec des produits locaux: “Ma première motivation est l’aspect écologique. Les produits locaux ne doivent pas être transportés sur des kilomètres (ou très peu), ce qui réduit pas mal la consommation en carburant et donc, les émissions de gaz nocifs. Par définition, ce qui est produit ou cultivé localement est donc plus vert que ce qui est importé.”

… avec une dimension économique

L’aspect écologique n’est pas le seul atout des produits locaux : “On stimule aussi les entrepreneurs locaux et donc, l’économie locale. Cela peut paraître un cliché mais en achetant des pommes de terre à un cultivateur de la région par exemple, on lui offre la chance de développer son exploitation et d’engager quelqu’un qui, sans cela, serait resté au chômage.”

“En principe, acheter localement doit aussi coûter moins cher puisque la chaîne est courte : comme il y a moins d’intermédiaires qui prélèvent chacun leur bénéfice, le prix à l’arrivée doit normalement être plus bas”, explique l’entrepreneur vert. “C’est parfois le cas, mais pas toujours malheureusement. Les travailleurs dans les pays en développement doivent souvent se contenter d’un salaire dérisoire et travaillent dans de mauvaises conditions, ce qui aboutit à des produits meilleur marché. Mais ceci est un autre débat...”

Défis

“Le plus gros défi est de trouver des produits locaux diversifiés. Je n’emploie pas de produits exotiques, ce qui me pousse à être créatif et à expérimenter sans cesse de nouvelles combinaisons. Bien sûr, cela demande du temps et de l’attention mais heureusement, j’adore cuisiner. J’irais même jusqu’à dire que mon amour pour l’alimentation locale et biologique est un vrai mode de vie”, avoue De Mol.

“Ensuite, il y a la notion de ‘local’ proprement dite : elle n’est pas figée et on peut toujours discuter sur ce que signifie exactement ce terme et jusqu’où on peut aller. Un rayon de 30 km entre-t-il dans la définition de ‘local’ ou peut-on dire que des produits en provenance de toute l’Europe sont ‘locaux’? Tout cela est sujet à interprétation. Ma règle est simple : plus c’est proche de la maison, mieux c’est.”

“Malgré ces défis, je constate qu’il y a de plus en plus de possibilités d’acheter ‘local’. Dès que vous connaissez des gens dans le secteur, vous en apprenez beaucoup, grâce à eux et à leurs propres contacts. Des initiatives comme La Ruche qui dit Oui ne cessent de se multiplier. Pour moi, acheter ‘local’ est donc plus qu’une tendance. Cela s’inscrit dans le désir d’être plus en phase avec notre environnement... un désir que l’on retrouve dans un nombre croissant d’entreprises.”

arno de mol

Contributeur:

Arno De Mol

Arno De Mol est propriétaire et exploitant de Lokaal, un bar à thé végétarien à Gand. Il y propose des boissons et collations végétariennes à base de produits locaux et se décrit lui-même comme un mille–pattes écologique.

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