Lancée en 2013 par quatre jeunes Bruxellois, la plateforme Take Eat Easy surfe sur les traces d’Uber et révolutionne la livraison de plats à domicile. Un système Win-Win qui profite tant aux professionnels qu’aux clients ! Vraiment

Plateformes du futur

L’économie Uber fait des petits : Airbnb, BlaBlaCar, Booking.com... La start-up Take Eat Easy décolle après avoir levé 6 millions d'euros auprès d’investisseurs. Preuve que ce type d’intermédiaire a un réel potentiel de croissance auprès de nombreuses professions du service (taxis, hôtels, covoiturage, restaurants).

« Le modèle Uber s’appuie principalement sur une économie communautarisée et confrontée à un excédent de capacité, aussi bien dans l’offre (chauffeurs, hôtels, restaurants) que la demande (clients). Le tout basé sur un usage des technologies mobiles, la géolocalisation, le paiement en ligne et les feedbacks des consommateurs. Ces différents facteurs permettent aux entreprises de délivrer une expérience client différenciée pour une fraction du coût pratiqué sur le marché », estime Boris Jancen, rédacteur en chef d’Inside digital media. Mais la plateforme de covoiturage inspire les nouveaux entrepreneurs autant qu’elle effraye les plus anciens.

L’Uber de la restauration

L’idée de Take Eat Easy, inspirée de plateformes telles que Pizza.be ou Just-eat.be, germe dans la tête de 4 jeunes fraîchement diplômés, sans expérience de la restauration, de la logistique et encore moins du Web. Le concept est simple mais efficace : mettre en relation le consommateur et les restaurants n’offrant pas de services de livraison à domicile et, petit plus emprunté à Uber, permettre à des livreurs de travailler quand ils le veulent pour arrondir leur fin de mois. Une idée qui fait aujourd’hui des émules dans le paysage des start-ups belges avec des initiatives comme Deliveroo.

Un système Win-Win

La plateforme prélève une commission de 30% sur chaque commande livrée. Une prestation qui couvre la présence en ligne du restaurateur partenaire qui peut ainsi fidéliser sa clientèle, toucher de nouveaux clients potentiels et augmenter sa visibilité sur internet. Elle évite également les frais de livraison supplémentaires facturés ordinairement aux clients. Déclinée sous forme de site Web et d’app mobile, la plateforme propose aux restaurateurs une alternative au e-commerce. A l’écran, le client choisit son plat parmi d’autres et paye par carte. Autres atouts: la transaction s'effectue en ligne de façon sécurisée, et le client peut suivre son coursier via Tracking GPS.

Valeur ajoutée: pour et contre

Une plateforme comme Take Eat Easy comporte de réels atouts, même si les inconvénients ne sont pas à négliger. Le restaurateur comprime ses frais de communication, création et gestion d’un site e-commerce. « Elle rend inutile l’engagement d’un livreur ou recours à un prestataire externe. Mais surtout, elle permet aux entrepreneurs de générer des ventes additionnelles et donc de doper leur chiffre d’affaires. Un peu comme si le restaurateur augmentait l’espace de son commerce sans coût et sans risque », conclut Adrien Roose.

En revanche, les 30% de commission refroidiront de peut-être de nombreux restaurateurs et leur feront regretter l’investissement dans un site e-commerce. D’autant que le contrôle et l’accès aux informations relatives aux clients est exclu. Qu’en est-il pour vous ?

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Contributeur:

Adrien Roose

Après des études d’ingénieur de gestion et une première expérience dans le secteur bancaire, Adrien Roose se lance dans l’aventure « Take Eat Easy » en 2013. C’est lorsqu’il était à Londres que lui vient l’idée de développer une solution de livraison de plats de restaurant à domicile. Aujourd’hui, l'application croît et se développe à l’étranger. 

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