Sans trop se faire remarquer, la Région bruxelloise a évolué ces derniers temps pour devenir une véritable plateforme du secteur technologique, abritant un tas d’entreprises digitales, de développeurs d’applications et d’entrepreneurs issus du monde des technologies. Bianca Debaets, Secrétaire d’État à l’Informatique et la Transition Numérique, présente les atouts de notre capitale.

Bruxelles pour les entrepreneurs digitaux

Au sein de notre pays, ce sont surtout Gand et Anvers qui sont parvenus à se faire un nom en tant que smart cities et villes propices à la prolifération des start-ups. Cependant, nombreux sont ceux qui oublient que Bruxelles n’a absolument rien à leur envier. Avec des start-ups telles que MatchTalks ou AgainAgain ainsi que des noms bien établis comme Collibra (un spécialiste du big data qui a entretemps établi un bureau à New York également), la capitale tire grand profit de l’évolution des entrepreneurs digitaux.

“Nous n’avons absolument aucune raison d’être envieux”, explique la Secrétaire d’État Bianca Debaets. “Pour vous donner une idée, environ entre un quart et un tiers des start-ups lancées en Belgique sont établies en Région bruxelloise. Ce n’est pas rien comme chiffre !”

D’après Debaets, Bruxelles a beaucoup à offrir aux entrepreneurs désireux de s’y installer. “En règle générale, les gens à Bruxelles disposent d’une excellente formation et parlent plusieurs langues. Il est donc possible sans trop de souci de mettre la main sur du personnel hautement qualifié. En outre, on y trouve énormément d’institutions internationales, créant ainsi d’intéressants débouchés. Un autre de nos atouts : les prix de location très raisonnables, et ce certainement en comparaison avec Paris ou Londres par exemple. Last but not least : Bruxelles abonde d’incubateurs et d’accélérateurs qui assistent et conseillent les start-ups. Les autorités y apportent également leur soutien complet.”

Ainsi, la Société de Développement pour la Région de Bruxelles-Capitale (SDRB) assure par exemple la coordination de la « coupole » des incubateurs bruxellois. On y retrouve notamment l’EEBIC, le BLSI et l’ICAB.

Bruxelles en tant que Smart City

Bruxelles n’est pas seulement un vivier en plein essor pour les entreprises innovantes, la ville travaille également à énormément d’initiatives afin de devenir une véritable smart city. “L’urbanisation en Belgique accélère à grande vitesse. Cela implique évidemment beaucoup de défis sur le plan de la mobilité, de la durabilité, de l’habitabilité et de la sécurité par exemple”, ajoute la Secrétaire d’État. “La technologie peut jouer un rôle décisif dans l’amélioration de la qualité de vie de chacun à Bruxelles”. La ville travaille ainsi à un projet impliquant des caméras intelligentes et destiné à se débarrasser des véhicules trop polluants.

Le réseau wifi public que la ville est en train de mettre en place est un second exemple. “Septante points d’accès ont déjà été installés à ce jour”, explique Debaets. “Ceux-ci sont gratuitement accessibles pour tous. De même, un quart des stations de métros ont déjà été équipées du wifi. Cela devrait être le cas pour l’entièreté du réseau souterrain d’ici la fin de l’année prochaine.”

Un marché plein d’opportunités

Notre capitale mise donc grandement sur les technologies, mais il en va de même pour d’autres villes. Ne prenons-nous pas alors le risque que chacun expérimente dans son coin, créant ainsi des systèmes incompatibles ? Est-ce qu’il ne serait par exemple pas insensé que chaque ville belge crée sa propre application de parking plutôt que de partager les connaissances ? “Cette crainte est pleine de sens”, commente Debaets. “D’après moi, transparence et collaboration sont indispensables. L’initiative d’open data (au travers de laquelle les autorités partagent leurs données avec les entreprises) est de ce point de vue déjà un pas dans la bonne direction”. Grâce à ce genre d’actions, les firmes peuvent disposer d’ensembles de données de la part du gouvernement afin de les utiliser dans le cadre de leurs applications smartphone ou web. À ce jour, l’État belge met déjà plus de milles de ces agrégations de données à disposition.

Bianca Debaets

Bianca Debaets

Bianca Debaets (°1973) est traductrice-interprète de formation. Élue en 2006 en tant que membre du conseil communal d’Ixelles, elle est devenue représentante au Parlement bruxellois 3 ans plus tard. Elle est désormais Secrétaire d’État CD&V en charge de l’Informatique, la Transition Numérique, l’Egalité des Chances, la Sécurité Routière, le Bien-Etre animal et la Coopération au Développement au sein du gouvernement bruxellois.

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