En 2019, les enjeux environnementaux sont de plus en plus importants. Les manifestations à propos des sujets climatiques de ce printemps en sont la preuve. Le monde change et il faut en prendre soin. C’est ainsi qu’ Ahooga a vu le jour en 2015. Philippe Lefrancq et son associé avaient des visions complémentaires pour permettre au projet de voir le jour. Ils étaient habités par une même envie: celle de l’acceptation du vélo en zone urbaine dense, avec des villes plus heureuses comme objectif.

L’hybride comme solution au polluant

Ahooga a donc développé des vélos hybrides, un concept unique : « Nous avons toujours voulu travailler sur trois axes pour nos vélos : la fonctionnalité, l’élégance, et la légèreté. On peut résumer notre ADN à un vélo pratique et hyper léger pour des villes heureuses. Si nos vélos sont hybrides, c’est avant tout pour éviter une nouvelle bataille écologique. Nous ne quittions pas un polluant (le pétrole), pour en accueillir un autre (le lithium). Nous donnons le choix aux utilisateurs d’utiliser ou non cette batterie, donc en cas de non utilisation la durée de vie de celle-ci est prolongée. Mais ce n’est pas tout, car nous proposons aussi un service de reconditionnement des batteries où nous récupérons les cellules endommagées pour un autre circuit et nous en fournissons une nouvelle. »

« We are makers »

Ahooga peut aussi se targuer d’être noir-jaune-rouge : « En effet, nous sommes assez fiers de pouvoir dire que nous sommes des makers. C’est assez rare, à notre époque, de ne pas acheter des cadres déjà montés dans des pays où le coût de la production est moins cher. Au contraire, nous les construisons nous-mêmes avec de l’aluminium que nous achetons en Belgique. Il serait impossible de retrouver les particularités de nos vélos, au travers de cadres déjà préconçus. Nous produisons aussi des nouveautés rétro-ajustables, elles permettent de parfaitement s’adapter à un de nos modèles plus ancien. Nous combattons ainsi l’obsolescence programmée. Nous ne voulions pas que nos clients soient frustrés d’un vélo déjà dépassé après six mois. Ahooga se trouve plus dans une idée d’économie circulaire que linéaire. »

Le vélo, ambassadeur d’une entreprise

Ahooga propose des solutions évidentes à la protection de l’environnement, mais ce n’est pas que le collaborateur qui se retrouvera gagnant en utilisant un vélo de société.Philippe Lefranq ajoute : « L’impact sur le bien-être, la santé des personnes qui se rendent au travail en vélo ainsi que sur la protection environnementale n’est plus à prouver. Il y a aujourd’hui beaucoup d’incitants afin que les entreprises puissent fournir ce service à leur collaborateur. Cependant, ce que nous pouvons également mettre en avant, c’est que grâce à nos nombreuses options de personnalisation, il est possible d’appliquer un ou plusieurs logos sur nos modèles. Il existe alors une notion de branding sans effort pour les sociétés car lorsque les collaborateurs se déplacent sur un vélo à leurs couleurs, une représentation de son image est en marche. »

Vélo de société vs. voiture de société

Au travers de son leitmotiv de ville heureuse, Ahooga cherchait aussi à concurrencer un adversaire de taille : la voiture de société. « Cette dernière a toujours eu une place importante dans nos modes de vie. Elle représente un symbole de richesse et de bien-être. Cependant avec l’émergence du vélo électrique, celle-ci s’est trouvé un nouvel adversaire. Nous voulions lui proposer une alternative. Grâce aux accessoires du « modular bike », un utilisateur peut transporter des charges lourdes, comme ses courses ou ses enfants, et ce pour un poids maximum de 55 kg. On peut les adapter à l’avant comme à l’arrière. »

« Le vélo présente des avantages fiscaux considérables. En effet, nous pouvons proposer une déductibilité de 120% à l’achat, et de 100% en leasing. Ce dernier est une solution simple pour les entreprises car nous y retrouvons :

  • La maintenance
  • L’acquisition
  • L’assurance
  • Les services
  • L’assistance route

Le contrat est généralement fixé à 36 mois, et nos prix varient entre 50 et 88 euros par mois. L’idée est donc de ne pas éliminer la voiture, mais de proposer un complément. Le collaborateur pourra alors goûter aux joies du vélo, le tester en ville, et l’adage dira ‘l’essayer, c’est l’adopter’. »

Philippe Lefrancq

Philippe Lefrancq

Philippe Lefrancq a créé Ahooga avec son associé Frédéric Mertens en 2015. Il a étudié la psychologie à l’ULB et a décroché son Master. C’est grâce à sa curiosité qu’il s’est intéressé au marketing, au management et aux médias. Il en est devenu un expert.