Si, selon le cabinet-conseil Retis, l’e-commerce ne cesse de progresser en Belgique (65% des internautes sont désormais des e-acheteurs) et que le passage à la vente en ligne est facilité par l’apparition de nouvelles solutions web, l’exercice n’est pas pour autant à la portée de tout commerçant ! À l'occasion du Ecommerce Summit, qui aura lieu le vendredi 20 avril à Bruxelles, Vincent Bultot, fondateur de la plateforme Nearshop, nous présente les différents outils disponibles pour votre entreprise.

Les questions à se poser avant de se lancer

Il existe de nombreuses solutions pour les entreprises qui souhaitent franchir le pas de l’e-commerce et ainsi étendre leur zone de chalandise à d’autres villes, régions ou même pays. Ne se réduisant pas uniquement à  l’expansion de votre business, la vente en ligne contribue aussi à augmenter le nombre de visites physiques, encourage l’achat impulsif ou récurrent et vous donne de précieuses informations sur les comportements de vos clients.

Si franchir le pas s’avère de plus en plus facile grâce aux outils disponibles sur le net, sachez que l’exercice n’est pas fait pour tout le monde. Avant de vous lancer, posez-vous les 3 questions suivantes.

  • Mon produit ou service est-il propice à la vente en ligne ? 

Le cabinet-conseil Retis montre qu’aujourd’hui, la grande majorité des consommateurs belges et internationaux utilisent le web pour acquérir des biens ‘classiques’ tels que des vêtements, de l’électronique ou encore des éléments personnalisables (cartes de vœux, etc.). Si votre produit ou service nécessite une expertise ou répond à une demande plus spécifique, la transition sera certainement plus difficile. 

  • Mon produit ou service est-il recherché en ligne ?

Afin d’analyser les taux de recherche sur Google dans votre langue ou région, je conseille d’utiliser l’outil gratuit Keyword Planner. Celui-ci vous permettra d’analyser les recherches des consommateurs sur les moteurs de recherches et vous indiquera également l’efficacité de certains mots-clés. Un autre moyen d’en avoir le cœur net est de faire un tour sur les réseaux sociaux afin d’y observer les tendances. Si votre marché génère de l’intérêt ou constitue une niche à exploiter, foncez !

  • Ai-je un budget et des compétences marketing? 

Pour bien vendre en ligne, il faut savoir appliquer les principes du marketing digital (bon référencement, engouement sur les réseaux sociaux, envoi fréquent d’emailings, etc.). Inutile d’investir dans une plateforme performante si vous n’êtes pas facilement trouvable ou visible sur le net. Être actif dans l’e-commerce n’est pas gratuit et demande un réel investissement pour obtenir des résultats, ce qui peut constituer un obstacle pour de nombreux commerçants.

Si cette mise en garde ne vous effraie pas, c’est que l’utilisation de l’e-commerce est cohérente, voire indispensable au développement de votre société ! Avant de contacter votre webmaster, sachez qu’il existe trois grandes façons de se lancer dans l’e-commerce : les sites communautaires, les sites personnalisables et les sites à construire soi-même. 

1) Les sites communautaires

Très prisés par les petites structures sectorielles et sans frontières, les sites communautaires sont des plateformes de vente à forte fréquentation regroupant plusieurs vendeurs (Amazon, eBay, Bol.com, etc.). Elles permettent à n’importe quel marchand d’y exposer ses produits moyennant le paiement mensuel de frais de gestion, la récolte et la livraison des marchandises ainsi qu’une commission sur la vente, tournant souvent autour des 15-30% en fonction du type de produit. 

Ces solutions « tout-en-un » sont très efficaces et séduisantes mais diminuent indéniablement vos marges en plus de rediriger vos clients et prospects vers d’autres offres. Là aussi, il y a un réel travail de référencement à effectuer pour être bien répertorié sur ces plateformes. Sachez-le, en y faisant votre publicité, vous contribuez aussi à améliorer la visibilité des offres concurrentes.

2) Les sites personnalisables

À mi-chemin entre les offres communautaires et les plateformes à faire soi-même, les sites personnalisables proposés par des gestionnaires tels que WizishopStoresquare ou NearShop permettent à n’importe quelle entreprise ou commerce de disposer de son propre module de vente en ligne, externe à leur site internet. Ainsi, vous pourrez ajouter des boutons d’achats sur votre site ou page Facebook qui redirigeront vers un e-shop personnalisé contenant vos propres articles. 

Si les prestataires se rémunèrent également via un frais de gestion mensuel et facturent un pourcentage sur les frais de transport et transactions, ils ne prennent en revanche aucune commission sur la vente de vos produits. Enfin, la gestion de votre e-shop comprend bien souvent les mises à jour de votre site, la création de vos pages ou encore l’optimisation de votre référencement naturel. Ces compromis en font l’option de choix pour les PME et commerces de proximité !  

3) Les modules à installer soi-même

Si vous travaillez sur WordPress ou Joomla, vous avez certainement entendu parler des modules à configurer soi-même, tels que WooCommerce, Prestashop ou encore Magento. Extrêmement personnalisables et adaptés aux structures principalement ou 100% actives dans la vente en ligne, ces modules s’intègrent à votre site web. 

Vous êtes donc à la fois propriétaire et gestionnaire de la plateforme, ce qui vous permet bien des possibilités (analyses, activation de plans marketing, etc.) mais vous oblige à remplir certains devoirs (booster votre visibilité en ligne, faire les mises à jour et changements, contacter les transporteurs, stocker les marchandises ou encore couvrir vous-même les frais de paiements via PayPal ou Saferpay). 

Vincent Bulhot

Vincent Bultot

Ingénieur en électronique de formation, Vincent Bultot crée des solutions web pour répondre aux problématiques de la société. Avec NearShop, il offre une plateforme de vente en ligne à plus de 8000 commerces et PME belges .