Mariska Kesteloo est présidente de l'antenne belge de Meeting Professionals International. En tant que Néerlandaise habitant depuis 7 ans déjà en Belgique, elle constate dans notre pays une réticence à se lancer dans l'entrepreneuriat. Sous le thème ‘Dare to say yes’, elle tente de convaincre nos compatriotes de dire « oui » à de nouveaux challenges tels que l'entrepreneuriat.

Réticence des Belges

Les Belges sont trop timorés et réservés, ils n’osent pas se distinguer. Le système actuel et cette mentalité empêchent les gens d’entreprendre. Toutefois, les Belges pourraient être ambitieux et fiers, c'est du moins l'opinion de la Néerlandaise Mariska Kestoloo : "Dans des réunions, je remarque qu'ils n'osent pas donner leur avis lorsque celui-ci va à l'encontre de l'opinion générale. Pourtant, il n'y a rien là de mal, que du contraire: il s'agirait plutôt d'une preuve de volonté et d'esprit d'initiative! Et je fais le même constat dans la sphère privée. C'est ainsi que souvent, les gens ne veulent pas mettre fin à une relation malheureuse par peur du changement et finissent par s'en contenter." 


"Il en va de même quand il s'agit de se lancer dans l'entrepreneuriat. Parmi mes connaissances, je compte beaucoup de personnes compétentes et qui ont de bonnes idées et une solide expérience ainsi qu'une envie d'entreprendre, mais qui n'osent finalement pas sortir de leur cage dorée. Souvent parce qu'ils ne veulent par exemple pas sacrifier la sécurité de l'emploi ou par crainte de l'échec."

Urgence d'une véritable mentalité d'entrepreneur

Notre interlocutrice y voit différentes  explications plausibles. "La peur de l’échec est bien ancrée et l’entrepreneuriat est encore trop peu stimulé par le gouvernement, même si différentes améliorations sont en cours, comme l'introduction du statut d'étudiant-entrepreneur ou les nombreux incubateurs qui voient le jour partout.”

Une vision sur le long terme

Où voulez-vous être d'ici 5 ans?
"Je crois cependant que chaque personne ayant une bonne idée et suffisamment d'ambition peut réussir comme entrepreneur, à condition de remplir deux conditions préalables : la première est de se fixer un objectif précis. Faites-vous une idée précise d'où vous voulez être d'ici 5 ans. Ne vous attendez pas à voir l’argent affluer après peu de temps car cela n’est pas réaliste. Ne vous laissez pas trop vite distraire, démarrer une entreprise demande beaucoup de temps, d’énergie, d’argent, de courage et de persévérance. En sachant que les débuts sont toujours compliqués."

Veillez à un bon coaching

"D'autre part, un bon encadrement est vital pour réussir. Entourez-vous de personnes qui sont déjà plus loin que vous dans le processus, qui reconnaissent le talent et le privilégient par rapport aux dangers potentiels. Elles pourront vous soutenir où vous en avez besoin et vous montrer où vous êtes bon et comment optimiser vos capacités." 


Commencez par une activité complémentaire

A l'intention des Belges 'frileux', Kesteloo prodigue ce dernier conseil : "Testez d'abord votre idée dans le cadre d'une activité complémentaire. Ce faisant, vous pourrez conserver la sécurité d'emploi tout en vous essayant à l'entrepreneuriat. Et si vous constatez que l'idée fonctionne, le pas définitif sera plus petit à franchir." 

Mariska Kesteloo

Mariska Kesteloo

Mariska Kesteloo est présidente de l'antenne belge de Meeting Professionals International et l'une des chevilles ouvrières de Crowd Girls, une plateforme de support aux entrepreneures. Elle est aussi une oratrice très sollicitée et entend encourager, sous le thème 'Dare  to say yes' davantage de personnes à oser dire 'oui' dans la vie.

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