Investir dans le développement durable ou la Responsabilité Sociétale de l’Entreprise (RSE) est une stratégie gagnante ! C’est ce que met en évidence le CSR Monitor 2018, une étude réalisée récemment auprès de 640 entreprises belges.

« Les choses ont évolué : l’image des doux rêveurs en sabots et grosses chaussettes, c’est du passé, » explique Nathalie Bekx, CEO de Maison des Tendances. En collaboration avec BNP Paribas Fortis, son bureau d’études et de communication a mis en place un CSR Monitor, interrogeant 640 entreprises belges sur leur vision du développement durable.

Beaucoup plus de ‘believers’ que de pragmatiques

« Notre étude nous a permis de segmenter les entreprises belges en trois groupes. Le constat ? Le groupe le plus important, et de loin, est celui des ‘CSR believers, qui croient au potentiel de la RSE. Plus de la moitié des personnes interrogées déclarent que la RSE est la seule façon de progresser. Proportionnellement, c’est la Flandre qui compte le plus de ‘believers’, suivie de Bruxelles puis de la Wallonie.

 

Le second segment est clairement plus petit. Moins d’un tiers des entreprises interrogées envisagent la RSE de façon pragmatique (les ‘CSR pragmatics). Elles y investissent surtout pour répondre aux attentes de leurs clients et de la communauté qui les entoure. Bien que le développement durable leur apporte des avantages certains, elles le considèrent encore trop souvent comme un coût additionnel.

 

Enfin, un peu à la traîne : les ‘CSR passives’. Moins d’un cinquième des entreprises seulement - et heureusement - estiment que la RSE est une mode, un concept appelé à disparaître. Elles ne croient pas au développement durable à long terme. »

LA RSE, un business model rentable

« Et pourtant, pour la très grande majorité des entreprises participantes, la RSE n’est pas près de disparaître. Bien que leurs approches puissent différer, tant les PME que les grandes entreprises considèrent même la RSE comme le business model de l’avenir.

Pour les entreprises, l’apport de la RSE se manifeste en premier lieu au niveau des ressources humaines. C’est logique : elle est source de motivation pour les collaborateurs et attire de nouveaux talents. La RSE pourrait donc devenir une arme de prédilection dans la ‘chasse aux talents’. Les personnes interrogées y voient également des avantages économiques. La RSE permet de réduire les coûts et elle génère de nouveaux clients, pour qui elle constitue de plus en plus un critère d’achat.

 

La grande majorité des entreprises belges ne perçoivent plus le développement durable comme un pur coût, mais bien comme un investissement rentable. Certaines vont même encore plus loin et estiment que la RSE est essentielle pour subsister dans une société en évolution constante. »

 

Plus d’infos sur csrmonitor.be

 

La RSE, aussi pour les starters
Nathalie Bekx

Nathalie Bekx

Nathalie Bekx est CEO de Maison des Tendances, bureau d’études et de communication fortement impliqué en matière de RSE. Auteure d’ouvrages et d’articles, Nathalie est également conférencière, plus particulièrement dans les domaines de la citoyenneté des entreprises et du marché de l’emploi. Elle est par ailleurs CEO de Time4Society. Cette asbl épaule les entreprises en vue d’un développement durable de leurs activités, notamment via des approches sociales de team buildings.