Pour compléter le sujet évoqué précédemment « Reprendre plutôt que créer ? », voici une brève évocation des acteurs-clés lors d’une cession et des moyens dont ceux-ci disposent. Loin des cas d’école, la réalité de terrain est effectivement tout en nuances, chaque situation étant unique. Nicolas Pirotte, manager de la SOWACCESS, nous fait part des éléments essentiels. 

Identifiez un candidat repreneur

Après s’être assuré de l’attrait de l’entreprise à céder, il faut savoir identifier celui à même de la reprendre. S’il n’existe pas de profil-type du repreneur, un profil idéal est établi : il s’agit de celui qui s’est bien préparé et s’est posé les bonnes questions, tant sur le plan privé que professionnel. Il est d’ailleurs préférable de parler de « candidats » acquéreurs, car tout le monde ne s’improvise pas repreneur. Raison pour laquelle, il ne faut pas hésiter à se faire accompagner. C’est la mission de la SOWACCESS, filiale du Groupe SOWALFIN, qui facilite les transmissions de PME et TPE en Wallonie. 

Un « passage de flambeau » en plusieurs étapes

La première étape de ce processus consiste en une phase d’orientation du cédant. Elle débute environ 5 ans avant la cession de l’entreprise proprement dite. Des outils sont alors mis à la disposition du cédant. C’est le cas, par exemple, d’un diagnostic en ligne (Diagnostic Transmission©). Entre autres outils d’accompagnement, des business events ont lieu tant au niveau régional que national. Leur principe : « faire sortir du bois les cédants ».

Préparez le terrain

Pas moins de 150 partenaires agréés encadrent ensuite la phase dite « de préparation ». Après screening des besoins du cédant, quatre partenaires lui sont proposés. Une fois son choix porté sur l’un de ces conseillers, il peut à ce stade compter sur une subvention SOWACCESS. A raison de 1.120 euros pour couvrir ce premier conseil. Celle-ci s’adresse tant au cédant qu’au repreneur, que ceux-ci soient en société ou en personne physique.

Trouvez la contrepartie

Le terrain ainsi préparé, la phase de recherche de contrepartie peut être envisagée. Parmi les outils en ligne très utiles, citons : Test Repreneur, le site www.affairesasuivre.be ou encore la plateforme de recherche active PME. Une fois la contrepartie trouvée, la phase de négociation peut commencer.

Donnez-vous les moyens

Au fil de ces différentes phases, les aides financières viennent compléter l’expertise des conseillers. Complémentairement au dispositif de subvention SOWACCESS évoqué ci-dessus, il existe l’aide à la consultance de la Région Wallonne. Elle est accordée aux acquéreurs qui sont en société. Pour le financement du rachat de l’entreprise à proprement parler, des dispositifs « de type classique » publics et privés prennent le relais : subsides, garantie et prêts subordonnés, invests… à côté des banques, évidemment. Ce sont autant d’acteurs-clés et dispositifs précieux dans le cadre du rachat d’une entreprise.

nicolas pirotte

Nicolas Pirotte

Manager de la Sowaccess, une filiale du Groupe Sowalfin créée pour faciliter la transmission de PME et de TPE en Wallonie, Nicolas Pirotte est un observateur privilégié de la dynamique des reprises, tant du côté des cédants que des repreneurs. 

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