La reprise d’une entreprise existante peut s’avérer une excellente piste pour le candidat entrepreneur. À condition de bien comprendre les enjeux de cette opération particulière. 

La reprise d’entreprise

Reprendre une entreprise, cela signifie : prendre le relais d’une aventure entrepreneuriale qui a fait ses preuves et ses « maladies de jeunesse », qui existe depuis plusieurs années, avec des produits et/ou des services qui ont déjà un marché et un banquier historique avec qui une relation de confiance a été établie. 

Un potentiel sous-exploité

Par ailleurs, ces business à reprendre présentent dans de nombreux cas des potentialités sous-exploitées, voir non exploitées. Il peut même s’agir d’ entreprises en difficulté dont le repreneur se sent capable de redresser la barre pour une série de raisons objectives.

Pour certains entrepreneurs, la reprise  peut s’avérer plus intéressante que partir d’une feuille blanche. Il n’en reste pas moins essentiel de bien se faire conseiller. 


Un investissement plus conséquent

Les reprises présentent dans de nombreux cas des potentialités sous-exploitées!

Les montants à investir seront naturellement plus élevés que lors d’une création d’entreprise. Très souvent, les estimations fournies par les conseillers du cédant et du repreneur sont convergentes: ces experts se basent en effet sur les mêmes règles, et ont accès – en toute confidentialité – aux mêmes données. Les négociations vont surtout influencer le prix à la marge, et tenir compte de facteurs plus immatériels, comme l’implication du dirigeant actuel dans son entreprise. S’il a tout organisé pour que l’entreprise “tourne” sans lui, la transition sera d’autant plus facile, et la société aura donc plus de valeur que si tout repose encore sur ses épaules.

La convention de cession: un élément crucial

Les négociations – menées avec l’aide d’un avocat spécialisé – devront aussi aborder les “garanties de passif”. Il s’agit, pour le repreneur, de se prémunir contre les problèmes ultérieurs: procès en cours ou risques de procès, situation délicate avec un fournisseur stratégique ou un gros client, … La convention règlera aussi la durée et les modalités du “passage de flambeau”, cette période où le cédant restera dans l’entreprise pour accompagner la transition.

Une question humaine avant tout

Très souvent, la relation entre le cédant et son entreprise est encore très forte. Il voudra être certain qu’elle soit en de bonnes mains. La reprise ne se concrétisera donc que si repreneur et cédant parviennent à nouer une relation de confiance. Au final, comme souvent en affaires, l’humain prendra le pas sur les questions financières. 

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Nicolas Pirotte

Manager de la Sowaccess, une filiale du Groupe Sowalfin créée pour faciliter la transmission de PME et de TPE en Wallonie, Nicolas Pirotte est un observateur privilégié de la dynamique des reprises, tant du côté des cédants que des repreneurs. 

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