Bart Van der Roost a renoncé à son job de chef de production au Brussels Philharmonic pour lancer sa propre entreprise. Il explique ses motivations à franchir le pas de l'entreprenariat.

Motivations d'entreprendre

“Jusqu'alors, j'avais travaillé durant toute ma carrière dans la musique classique”, confie d'emblée Van der Roost. “Ce que j'avais constaté avec quelques collègues, c'est que presque tout se retrouve sous forme numérique sur l'internet. Notre premier réflexe a sans doute été typiquement belge: tôt ou tard, quelqu'un d'autre finira par s'en charger, donc il vaut mieux attendre. Mais tel ne fut pas le cas et nous avons dès lors décidé de nous retrousser les manches à trois, d'abord autour d'une table de cuisine après nos heures, avant de créer très rapidement une véritable entreprise. C'est ainsi qu'est née notre société NeoScores, qui recherche des partitions numériques ou numérise des versions papier avant de les proposer sur notre plateforme Gustaf.”

“Nous voulions surtout répondre aux besoins du marché, besoins qui étaient bien réels à l'époque. Notre principale motivation était – et est toujours – d'aider les clients. De même, notre volonté de réaliser quelque chose, de créer nous-mêmes, a également joué un rôle majeur. A cette époque, j'avais en effet atteint le point culminant de ma carrière, plus rien de vraiment nouveau ne pouvait m'arriver.”

Les hauts et les bas de l'entreprenariat

“Tout n'a pas toujours été comme sur des roulettes. C'est surtout lors de la phase de démarrage que nous avons été confrontés à beaucoup d'incompréhension, sachant que rares étaient ceux qui croyaient en notre projet. Nous avons alors eu la chance de faire à quelques reprises l'actualité; dès lors, quelques grands acteurs ont commencé à croire en notre projet et ont voulu s'associer à nous.”

“Entre-temps, j'ai constaté qu'entreprendre était souvent fait de hauts et de bas, et que l'on en apprend beaucoup en cours de route. Lorsque les choses vont moins bien, il faut se montrer suffisamment fort mentalement pour maintenir le cap. Ben Horowitz a, selon moi, très bien synthétisé la situation dans son ouvrage sur l'entreprenariat ‘The hard things about hard things’: If you are going to eat shit, don’t nibble! (même si vous êtes dans la mouise, persévérez!)"

“Au final, entreprendre est également un véritable état d'esprit dont il faut s'imprégner”, explique encore l'entrepreneur. “Les risques sont plus grands que lorsque l'on travaille comme salarié, tandis que l'on a également des responsabilités vis-à-vis de ses employés, mais il a certainement aussi des avantages. C'est ainsi que j'ai de jeunes enfants et que je peux donc arrêter de travailler à 17 h pour m'en occuper. Mais une fois qu'ils sont au lit, je me remets au travail pour quelques heures. Cette flexibilité n'est pas toujours possible comme salarié.”

Bart Van der Roost

Bart Van der Roost

Bart Van der Roost travaille depuis toujours dans le secteur de la musique classique. Renonçant à son poste de chef au Brussels Philarmonic, il a lancé neoScores, une entreprise qui propose des partitions numériques en ligne via la plateforme Gustaf.

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