Vous avez une bonne idée pour lancer une entreprise ou un produit ? Ou même des plans concrets pour démarrer votre propre affaire ? Participer à un concours de business plan peut vous aider à traduire vos projets en une robuste entreprise. Explication d’Eline Uvin et Wietse Van Ransbeeck, deux spécialistes expérimentés. 

Un concours de business plan

Battle of Talents est un concours annuel de business plan auquel peuvent participer les étudiants et les chercheurs d’un établissement d’enseignement supérieur, d’une université ou d’une business school. Pour ce faire, il leur suffit de soumettre un business plan qui sera dans un premier temps jugé par un groupe d’autres étudiants participants qui jouent le rôle d’investisseurs virtuels et ensuite par un jury professionnel d’experts appartenant au top management.  

« Les investisseurs peuvent investir virtuellement de l’argent dans des start-ups et définir ainsi le cours de l’action », explique Eline Uvin de Venture Spirit. « Des plus de 400 participants du début seuls les 25 meilleurs peuvent défendre leur idée en direct devant le jury professionnel. Les lauréats reçoivent du matériel de bureau, des conseils gratuits ou des liquidités. Cette année, un voyage à New York sera même offert à l’équipe gagnante ! »

« Pendant ce concours, les étudiants apprennent énormément… et  ce qu’ils apprennent leur servira par la suite », précise Uvin. « Les jeunes arrivent souvent avec une idée assez vague, qui doit encore mûrir… Battle of Talents les oblige à affiner leur idée: qui êtes-vous, que faites-vous, comment comptez-vous gagner de l’argent avec cette idée, quels sont les risques, qui sont vos concurrents ? Ce ne sont là que quelques questions parmi beaucoup d’autres auxquels ils doivent apporter une réponse, avec faits et chiffres à l’appui. Le feedback que leur adresse le jury et les investisseurs revêt donc une importance cruciale. »

Acquérir de l’expérience sans risque

Même si on échoue à ce genre de concours, ce n’est pas grave du tout. Qui plus est, le feedback qu’on reçoit nous permet d’améliorer nos compétences.
Le lauréat de la 5ème édition, Wietse Van Ransbeeck, est tout à fait d’accord. Il a remporté le concours avec Pitu, une entreprise « street food » qui propose de la nourriture exotique dans un bus. Pitu est une aventure qui n’a pas abouti, mais qui expose bien les fondements de l’entreprise que possède aujourd’hui Van Ransbeeck: Citizenlab. « Ce genre de concours est une excellente façon de se développer en tant qu’entrepreneur”, explique-t-il. « J’ai une formation d’ingénieur commercial mais l’enseignement que j’ai reçu était assez théorique. En participant au concours de business plan Battle of Talents, j’ai été d’emblée confronté à la réalité – mais sans les risques ! L’argent est virtuel, la participation est anonyme – on participe sous un nom d’emprunt. Donc, même si votre projet n’est pas retenu, personne ne sait qui vous êtes. »

« En effet, on participe délibérément avec des noms d’emprunts”, confirme Uvin. « Même si on échoue à ce genre de concours, ce n’est pas grave du tout. Qui plus est, le feedback qu’on reçoit nous permet d’améliorer nos compétences, même si on ne va pas jusqu’en finale. »

Effet réseau

Autre avantage pour Van Ransbeeck : les contacts que l’on noue durant le concours et le réseautage qui s’ensuit. « On reçoit du feedback de la part de personnes qui ont de l’expérience, comme Bart Becks (fondateur du projet de crowdfunding angel.me, ancien CEO de Belgacom Skynet) et Bart De Waele (expert en technologie de la communication, à l’origine de plus de 15 entreprises internet). Sans ce concours, nous ne les aurions sans doute jamais rencontrés. Et c’est aussi un plus pour la crédibilité bien sûr, quand on peut dire qu’on a remporté la Battle of Talents (rire). » 

Pour Uvin également, la visibilité est capitale. « On constate que les participants indiquent souvent sur leur CV qu’ils ont pris part au concours. Et de notre côté, nous essayons aussi que leur participation soit la plus fructueuse possible, au travers des communiqués de presse que nous envoyons, ou des messages que nous diffusons sur les réseaux sociaux. Bref, nous faisons tout pour attirer davantage l’attention sur ceux qui participent à cette Battle of Talents. »

Wietse Van Ransbeeck

Contributeur:

Wietse Van Ransbeeck

Wietse Van Ransbeeck (22) est le fondateur de CitizenLab. Il réside actuellement à Tokyo, où il a passé ses dernières années comme ingénieur commercial. Il est mordu par l'esprit d'entreprise et a décroché en 2014 le premier prix lors de la ‘Battle of Talents' avec Pitu.

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