Dans un précédent article nous avons vu comment se constituer une pension : le principe, les avantages (fiscaux par exemple), la raison pour laquelle les indépendants doivent se constituer leur propre épargne- pension et surtout pourquoi il vaut mieux s’y prendre le plus tôt possible. Autre aspect important dans votre intérêt, il vaut toujours mieux profiter du montant maximal légalement autorisé pour ne pas risquer de manquer une partie des avantages. L’article qui suit présente et explique une simulation par Stijn Hulstaert, Tax & Legal Advisor chez AG Insurance.

Tirer un avantage maximal de son plan de pension

Épargnez-vous déjà pour votre pension via une pension libre complémentaire pour indépendants (PLCI) ? C’est un choix judicieux, mais vérifiez bien que vous épargnez déjà le montant maximal : chaque année, vous pouvez verser jusqu’à 8,17% de vos revenus professionnels nets imposables indexés d’il y a trois ans, avec un plafond absolu de 3.187,04€ pour 2018. Si vous n’avez pas versé ce montant, vous avez jusqu’à la fin de l’année pour le faire et atteindre la limite afin de profiter au maximum de l’avantage fiscal. Cette somme supplémentaire peut faire une grande différence : dans l’exemple ci-dessous nous vous montrons qu’en augmentant légèrement votre montant PLCI, vous augmentez sensiblement votre capital pension complémentaire.

Un cas concret

Exemple :

  • Jean, plombier, 40 ans, verse chaque année depuis 5 ans 2000€ pour sa PLCI.
  • Ses revenus sont de 35000€, il pourrait donc verser un montant de 2.859,50€ cette année (8,17% de 35000€). Chaque année, il rate une partie de l’avantage fiscal et parafiscal.
  • Cette année, il a fait beaucoup de bénéfices : il choisit donc d’optimiser fiscalement son contrat et verse 859,50€ de plus, pour atteindre le montant maximal auquel il a droit pour 2018.
  •  Son conseiller lui recommande en outre d’exprimer sa cotisation en pourcentage de ses revenus. Il lui suffira donc de communiquer chaque année ses revenus pour que sa prime soit automatiquement adaptée et qu’il puisse profiter ainsi au maximum de l’avantage fiscal. S’il gagne moins une année, la prime maximale qu’il pourra déduire fiscalement cette année-là au titre de la PLCI sera, elle aussi, moins importante.

Tableau 3

En versant chaque année le montant maximum autorisé au lieu d’une somme fixe de 2.000€, le montant total épargné est donc nettement plus élevé. À cela, il faut encore ajouter l’avantage fiscal et parafiscal supérieur (moins de cotisations sociales) dont on bénéficie lorsqu’on verse une prime plus importante sur sa PLCI – ce qui rend la formule encore plus attrayante.

Tableau 2 bis

Grâce à la déductibilité fiscale et à l’avantage au niveau des cotisations sociales, la somme supplémentaire de 859,5€ ne vous coûte en réalité que 354,29€.

Une prime annuelle réelle plus importante (hausse de 354,29€) pendant 25 ans augmente le capital pension de 26.341,18€.

On ne peut donc être plus clair ! Ça vaut vraiment la peine de profiter chaque année de l’avantage fiscal maximal dans le cadre de votre PLCI ! Exprimez votre prime en pourcentage de vos revenus pour ne plus vous tracasser et être certain de profiter chaque année de l’avantage fiscal maximal !

Autres options pour votre pension complémentaire

Vous versez le montant maximum pour votre PLCI, mais vous aimeriez épargner encore plus pour votre pension complémentaire ? Si vous exercez votre activité professionnelle via une société, vous pouvez souscrire un engagement individuel de pension (EIP). Si vous exercez votre activité en tant que personne physique, vous pouvez opter pour la convention de pension pour travailleurs indépendants (CPTI), le nouveau produit de pension du « deuxième pilier » que vous pouvez combiner à votre PLCI.

Vous trouverez un aperçu des produits du deuxième pilier de pension dans cet article. Si vous voulez commencer à vous constituer votre propre pension et que vous avez besoin de conseils, prenez contact avec votre chargé de relations au sein de la banque ; il vous proposera la meilleure solution en fonction de votre situation.

(*1) Taux en vigueur au 01/10/2018. Le taux appliqué à une cotisation est le taux en vigueur au moment de l’encaissement de cette cotisation. Ce taux est garanti pour cette cotisation durant toute la durée du contrat. Si ce taux de base est revu (à la hausse ou à la baisse), le nouveau taux est appliqué aux sommes versées après ce changement de taux.

(*2) La participation bénéficiaire n’est pas garantie et peut varier dans le futur. Elle dépend de la conjoncture économique et des résultats d’AG Insurance.

Stijn Hulstaert

Stijn Hulstaert

Stijn Hulstaert a étudié le droit à la KULeuven et la fiscalité à l’ULB. Avant d’entrer chez AG Insurance, il a travaillé deux ans au SPF Finances. Durant ses temps libres, il adore voyager.