Cela fait 25 ans que Patrick Ocket est à la tête de sa propre entreprise de Communication et de Marketing, principalement active dans la promotion de grands noms du secteur du vin et des spiritueux. Pour la dixième année consécutive, il a monté son bar à champagne et à huîtres sur la Grand-Place de Bruxelles. Initialement, l’idée du bar avait vu le jour pour promouvoir les produits d’un de ses clients. Puis, vu le succès du concept, il l’a développé. Il est aujourd’hui impensable pour Patrick Ocket, spécialiste du « Fine Food & Drinks » et fondateur de sa propre marque de champagne de ne pas participer aux Plaisirs d’Hiver. Il évoque ici les défis, mais surtout les opportunités de ces bars pas si éphémères que cela.

Les aléas d’un Marché de Noël

Depuis toutes ces années, Patrick Ocket a appris à composer avec le facteur météo : si l’on prévoit du verglas, il s’attend à une chute de 40% de la fréquentation du bar. Le stock est donc adapté en conséquence. Autre facteur à prendre en compte : l’humain. Ses équipes doivent en effet se relayer pendant 40 jours pour servir les clients. Pour le reste, l’organisation semble bien rodée, y compris les démarches pour l’obtention de l’autorisation auprès de la Ville de Bruxelles. Celle-ci organise d’ailleurs chaque année un spectacle son et lumière sur la Grand-Place qui contribue énormément au succès du Marché. Le public afflue dès 16 heures et le show a lieu en boucle jusqu’à 22 heures. « Cette année, le son et lumière est identique à celui de 2014. Celui qui l’a déjà vu ne s’attardera donc pas sur la Grand-Place et… ne consommera pas », regrette Patrick Ocket. Il devra donc prévoir de nouveaux incentives pour attirer la clientèle.

Quand l’actualité s’en mêle

De la Ville et des autorités, il y en a été particulièrement question fin novembre, dans le contexte de la menace terroriste. Dans un cas comme celui-ci, il ne pouvait rien faire sinon attendre jusqu’à la dernière minute avant d’engager des frais, surtout ceux pour le montage du bar. La marchandise n’étant pas périssable cela n’a pas entraîné de perturbation particulière au niveau du stock. Ensuite, ce n’est pas parce que les autorités donnent leur feu vert pour les Plaisirs d’Hiver que le public répond présent. « Il faut savoir que, lors des 15 premiers jours de l’événement, la clientèle est composée à 60% de touristes. Cette année, on a enregistré un taux d’annulation de près de 80% des citytrips. ». Participer à un tel évènement c’est avant tout accepter de faire face aux incertitudes. Cela n’effraie pas l’organisateur d’évènements bien rôdé qu’est Patrick Ocket. Surtout que le marché de Noël ne constitue pas l’entièreté de son activité. Pour lui les bénéfices ne se calculent pas en chiffre d’affaires mais bien en visibilité : c’est avant tout une vitrine pour son affaire.

Une vitrine pour son activité

Habituellement, ce sont un million de personnes qui passent devant le bar à champagne lors des Plaisirs d’Hiver. Cette belle visibilité explique à elle seule le succès du bar à champagne depuis maintenant près de dix ans. Dès lors pas besoin de campagne de publicité. De plus, un beau stand est une carte de visite appréciable pour l’organisateur d’événements qu’est Patrick Ocket. Une année, il a même été contacté par des Australiens afin de discuter des possibilités d’exportation de ses produits à l’autre bout du monde ! C’est aussi l’occasion de fidéliser une clientèle et d’habituer le grand public à ses produits. Il s’agit sans conteste d’une vitrine de choix !

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Patrick Ocket

Patrick Ocket est à la tête de sa propre entreprise de Communication et de Marketing, principalement active dans la promotion de grands noms du secteur du vin et des spiritueux.

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