Réorienter sa carrière et prendre une tout autre direction : quels défis cela implique-t-il et comment y réagir sur le marché en tant qu’entrepreneur débutant ? Voilà des questions auxquelles sont confrontés de nombreux jeunes entrepreneurs. Portrait d’Ellen Verstrepen, jeune entrepreneuse et ex-employée de BNP Paribas Fortis. Durant sa carrière au sein de la banque, elle a lancé son entreprise Elni axée sur les ateliers de beauté, qui a commencé par proposer des formations gratuites pour évoluer en affaire florissante. 

Tout commence avec une passion

« Des amies me racontaient que lorsqu’elles faisaient du shopping, elles éprouvaient des difficultés à trouver des vêtements qui conviennent à leur style au fil des tendances de mode. Souvent, les gens ne savent pas très bien quelles couleurs les mettent en valeur. Une analyse des couleurs peut dès lors se révéler très utile. De même, des conseils de maquillage simples peuvent faire une grande différence ». 

Après ses études de communication, Ellen a travaillé plusieurs années au sein de la banque en tant qu’organisatrice d’événements et de team buildings. Par ailleurs, durant son temps libre, elle a suivi des cours sur les conseils en matière de couleurs et de styles, ainsi que différentes formations de coiffure et de maquillage. « J’avais un jour moi-même bénéficié d’une analyse de couleurs et de styles, qui avait eu une telle influence sur mon bien-être que j’ai voulu en tirer davantage parti. » Après avoir changé de fonction au sein de la banque pour rejoindre le département de communication, elle a souhaité devenir indépendante.

Du loisir au métier

L’idée de combiner les deux, les événements et la beauté, a progressivement fait son chemin. C’est ainsi qu’elle a débuté en organisant des ateliers et team buildings pour femmes, dans le cadre desquels prodiguer des conseils sur différents thèmes liés à la beauté : le maquillage, les couleurs, les conseils en matière de style, les coiffures…

Après quelques essais au sein de son cercle d’amis, elle a commencé comme formatrice sur Free learning, une plate-forme sur laquelle les employés de BNP Paribas Fortis peuvent suivre des cours sur différents thèmes après leurs heures de travail. Elle y a dispensé le cours du soir de relooking durant deux ans, aussi bien pour les femmes que pour les hommes. « Ce fut une magnifique expérience ! Les réactions étaient enthousiastes et le public très varié : des assistantes à un private banker qui cherchait la couleur idéale pour son costume sur mesure ».

Après plusieurs années au sein de la banque, Ellen a fait le grand saut et lancé, avec son mari Niels, l’entreprise « Elni » (combinaison des deux prénoms). L’entreprise organise des ateliers de beauté visant à prodiguer des conseils simples étape par étape pour obtenir un petit plus au quotidien.

L’entrepreneuriat au féminin

Ellen est de nature perfectionniste et désire donc tout faire parfaitement, aussi bien sur le plan privé que pour le développement de son entreprise. Il est donc important qu’elle soit soutenue par sa famille. En effet, en tant qu’entrepreneur, il n’est pas rare de travailler en soirée et le week-end. 

« Heureusement, je bénéficie d’un grand soutien de la part de mon mari, car je suis souvent absente en soirée et le week-end. J’aime aussi "m’entraîner" avec des pairs. C’est pourquoi je fais partie de différentes associations de réseautage et suis également affiliée à une association professionnelle, une caisse de résonance idéale ».

En tant qu’indépendant, on travaille avec différents groupes cibles et rencontre constamment de nouvelles personnes. « Dans mon domaine, je travaille aussi bien avec des particuliers que des sociétés, ce qui apporte une grande variété à ma clientèle. Un jour, j’organise un team building pour une entreprise pharmaceutique et le lendemain un enterrement de vie de jeune fille ».

L’incertitude renforce

La vie d’entrepreneur est tout à fait différente de celle d’un employé, car vos revenus dépendent de vos clients. Cela peut entraîner une certaine insécurité, mais également un sentiment de fierté, car il faut soi-même endosser tous les rôles. « C’est également le cas pour moi : je dois aussi bien répondre aux e-mails que nettoyer après un atelier sans oublier d’établir mes factures (rire). Heureusement, j’ai une bonne comptable, qui me conseille chaque trimestre. C’est également plus facile d’avoir des clients fixes pour pouvoir planifier les missions à l’avance. Je dispense, par exemple, des cours à la Colruyt Group Academy et pour Femma ».

Un avenir rempli de rêves

Le principal atout du fait de disposer de sa propre entreprise est la liberté de pouvoir prendre soi-même toutes les décisions. « J’ai encore de nombreux projets pour l’avenir : par exemple, un jour consacré aux futures mariées pour préparer tous les aspects de leur mariage ou des ateliers sur des thèmes tels que le maquillage d’une peau plus âgée. Mais j’avance progressivement ! Pour l’instant, je me focalise surtout sur les team buildings et les ateliers pour les particuliers, et c’est très bien ainsi. Mon conseil pour toutes les personnes qui pensent à faire de leur passion leur métier ? Foncez ! ».

Ellen Verstrepen

Ellen Verstrepen

Ellen Verstrepen a décroché un master en communication à la KU Leuven. Elle a travaillé pour BNP Paribas Fortis durant quatre ans en tant qu’organisatrice d’événements. Ellen a ensuite combiné son travail et sa passion pour la beauté en créant son entreprise Elni, qui propose des ateliers de beauté pour les particuliers et les entreprises. Elle a pour objectif d’aider les femmes en leur prodiguant des conseils de beauté et de servir d’exemple aux jeunes entrepreneuses.

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