Dans une entreprise familiale, passer le témoin à la génération suivante ne va pas toujours de soi. Il y a des étapes spécifiques à franchir, ainsi qu’une certaine façon de procéder pour éviter les écueils. Alessandro Bevilacqua, gérant de la concession Harley-Davidson Mons, raconte comment son père et lui ont assuré avec succès leur transmission d’entreprise, tout en passant d’un business modèle à un autre. L’un était starter, et l’autre l’est redevenu afin de développer leur projet ensemble.

De la petite enseigne multimarque à la concession spécialisée

« Mon père et mon oncle étaient partenaires de l’entreprise familiale, active dans le secteur de la vente de motos multimarque. Quand mon oncle a quitté l’entreprise, je terminais justement mes études de marketing. Mon père m’a alors mis le pied à l’étrier. C’était en 1997, nous travaillions dans une toute petite pièce. De fil en aiguille, nous avons eu de belles idées d’actions autour de certaines marques et nos ventes ont été boostées au point d’être meilleur vendeur du Benelux sur l’une de ces marques. En 2003, Harley-Davidson nous a demandé un business plan pour travailler éventuellement avec leur marque. Nous étions en lice avec de nombreux gros concurrents, mais c’est nous qui avons été retenus pour représenter la marque à Mons. Cela nous a donné confiance en nous. En 2004, nous avons lancé le Festival de la Moto. Dix ans plus tard, l’événement passait la barre des 25.000 visiteurs/édition. En 2008, notre enseigne est devenue exclusivement Harley-Davidson. Aujourd’hui, notre concession fait, elle, 2200m2 sur 2 étages ».

S’appuyer sur les conseils et la fiabilité de ses partenaires

La transition père-fils s’est faite grâce à une passion commune du métier, mais aussi grâce au soutien d’acteurs-clés : « Mon père m’a beaucoup appris. Par exemple, qu’il est préférable d’être excellent dans un cœur de métier ou une seule marque que de se disperser. C’est plus facile, en effet, en matière de stockage des pièces ou encore de relations avec les fournisseurs. Ensuite, nous avons pu compter sur BNP Paribas Fortis pour établir les bases de notre collaboration avec Harley-Davidson. A l’époque, en 2008, nous avions fait appel à plusieurs banques. Notre choix s’est porté sur Fortis alors que ce n’était pas notre banque. Nous avons en effet de suite eu un très bon contact avec notre chargé de relation. Il a aimé notre dynamisme et nous avons apprécié la rapidité avec laquelle il a bouclé notre dossier ».

Continuer de grandir et de nourrir des projets ambitieux

En 10 ans, la collaboration entre les Bevilacqua père-fils et leur banque a ainsi permis de développer l’entreprise sur des assises solides : « A mesure que notre projet évoluait, nous avons gagné toujours plus en confiance. Nous avons ainsi franchi une étape supplémentaire : de locataires, nous sommes devenus propriétaires de notre infrastructure. Ensuite, nous nous sommes attaqués à un autre projet d’envergure : ouvrir une 2e concession dans le Namurois, il y a 2 ans. Cette fois, au vu des bons chiffres réalisés à Mons et de la relation qui s’était établie avec BNP, nous n’avons pas consulté d’autres banques. Et nous continuons de grandir grâce aux conseils de notre banquier. Après une piste d’initiation à la moto ainsi qu’une extension au bâtiment, nous envisageons, dans les années à venir, d’ouvrir un laboratoire de formation en mécanique Harley pour le Benelux. Bien entourés et portés par la passion, on ne manque jamais de projets ».

C’est donc grâce aux relations établies par son père, mais aussi grâce aux contacts établis avec ses partenaires, qu'Alessandro Bevilacqua a pu démarrer les bases de sa collaboration avec Harley Davidson.

 

Alessandro Bevilacqua

Alessandro Bevilacqua

Alessandro Bevilacqua est le gérant de la concession Harley-Davidson Mons depuis 2004. Sa passion pour la moto et le sens de l’entrepreneuriat, il les doit à son papa, Nicola, à son époque patron d’un établissement motos multimarque. Le fils et le père travaillent aujourd’hui ensemble à la transition de l’entreprise familiale.