Développer son réseau et networker est crucial y compris – ou surtout – lorsqu’on lance son business. On tisse ainsi autour de soi un écosystème où l’on voit naître les synergies et autres partages d’expériences. Lucie Thieule, co-fondatrice de l’entreprise de formation en bricolage Les Débrouillardes, a vite réalisé combien son réseau était important. Elle explique en quoi.

Le networking : lieu de coaching, d’interactions et d’apprentissage

Lucie Thieule a surtout réseauté de deux façons : d’une part, en intégrant le réseau Entreprendre grâce à un ‘parrain’, plutôt senior ; d’autre part lors de soirées networking. Elle explique en quoi ce mix l’a portée : « Via mon parrain, entrepreneur aguerri, j’étais coachée, sortie la tête du guidon mais aussi challengée (quid d’autres investissements ? quid de la connaissance de mes clients ?...). En complément, les soirées networking, dont certaines organisées par BNP Paribas Fortis, étaient non seulement l’occasion d’aller à la rencontre d’autres entrepreneurs, mais aussi de m’informer sur des thèmes propres à l’entrepreneuriat, et ce, à travers des conférences et autres exposés thématiques ».

Ce que l’on a à gagner en réseautant

Entre autres avantages du networking, la starter Lucie Thieule y trouve :

  • Une source d’inspiration, en écoutant l’expérience d’autres entrepreneurs ;
  • L’occasion de challenger ses idées : tant aux côtés de ses pairs que d’entrepreneurs issus de secteurs d’activité différents, on apprend, voire on se diversifie ;
  • Un partage de trucs et astuces, soit des éléments concrets qui lui serviront sur le terrain. Il peut s’agir simplement d’échanger sur de bonnes pratiques entrepreneuriales au quotidien. Comme des méthodes pour organiser toutes les tâches secondaires à son métier. 
  • De la compréhension et de la légitimité : côtoyer d’autres entrepreneurs permet d’obtenir de la compréhension, ainsi que des réponses à ses questions. C’est aussi l’occasion de se dire que l’on est sur la bonne voie et que d’autres sont passés par des épreuves comparables ;
  • Des relations publiques et de la visibilité organiques et à discrétion : c’est dans son réseau que l’on trouve les meilleurs ambassadeurs de son entreprise ou de sa marque ;

  • Une étude de marché bienvenue : en échangeant au sein de son réseau, il est possible de mesurer les besoins du marché et de valider la nécessité de lancer son produit ou service.

Tout cela œuvre directement ou indirectement au développement du business. Lucie Thieule explique : « Ceci m’a permis de compléter les diverses informations pratiques, législatives et administratives que l’on peut trouver sur le web, auprès de services comme le 1819 ou encore sur les diverses plateformes de nos entités publiques ».

Une part de feeling, une part d’actions concrètes

Cette starter a plutôt networké à l’intuition et au ‘via-via’. C’est-à-dire sur le conseil de BNP, de son « parrain » ou autres connaissances qui avaient déjà un pied dans l’entrepreneuriat ». Dans la pratique, pour Lucie Thieule cela débouche sur des actions concrètes réciproques : « D’une part, il ne faut pas hésiter à demander, car les gens sont toujours contents d’aider ou de prodiguer des conseils avisés. Au change, il ne faut pas hésiter à rendre la pareille ou à donner un feedback à celui qui vous a aidé, dire à celui-ci comment cela évolue ».

Ne risque-t-on pas d’y croiser des concurrents ?

Lucie Thieule explique comment elle gère la concurrence potentielle : « Il faut certes parler de son activité, mais pas trop. C’est quelque chose que j’ai appris de mes aînés en réseau. Dans mon secteur – le bricolage – les cours de DI sont en plein essor. Il faut savoir faire la distinction entre ceux qui deviendront des partenaires potentiels avec qui l’on établira du win-win à terme et ceux qui resteront des concurrents ».

Quand faut-il réseauter ?

Quid du timing ? Pour Lucie Thieule c’est une question de bon moment et de juste milieu : « Il ne faut pas abuser de la générosité de son réseau. Lorsque j’ai lancé ma campagne de crowdfunding au printemps dernier, je n’avais plus sollicité mon réseau depuis 2 ans. Et après cette campagne, je sais que je ne vais plus le solliciter de sitôt ».

Bref, il faut savoir anticiper, ne pas aller vers l’autre uniquement quand le besoin s’en fait sentir. C’est ainsi que naîtront des synergies, du partage d’expérience, de la compréhension ainsi que des occasions de développer son business.

Lucie Thieule

Lucie Thieule

Ingénieur commercial, Lucie Thieule a co-fondé en 2015 l’entreprise Les Débrouillardes. Cette sprl propose des cours de bricolage via un réseau de professeurs dans toute la Belgique. Le concept ? Plutôt que d’offrir un service ponctuel rémunéré, il s’agit à terme de rendre les élèves autonomes en matière de travaux manuels.