Pour Jessica De Block et son entreprise Antwerp Avenue, démarrer une entreprise pendant ses études, qui s’est avérée être un succès immédiat, sans soutien financier extérieur, et être sélectionnée par de grands magazines comme Allure, Seventeen et Cosmopolitan USA semblaient aller de soi. « Pourtant, ce n’était certainement pas rose tous les jours » nous assure-t-elle.

Les priorités à prendre en compte lors du lancement de votre entreprise

Après que des amis lui aient fait une offre sur Facebook pour une des peintures qu'elle avait réalisées pendant son temps libre, Jessica De Block a décidé de démarrer sa propre entreprise alors qu'elle effectuait encore son master en Communication Stratégique. Il s’agissait d’Antwerp Avenue, une entreprise avec laquelle elle proposait des étuis pour téléphones et des housses pour ordinateurs portables avec ses designs, en Belgique et à l’étranger. 

Elle avait démarré son affaire avec à peine quelques milliers d’euros qu’elle avait économisés en réalisant toutes sortes de jobs étudiant, une infime partie du montant qui est normalement nécessaire pour lancer une entreprise. Jessica De Block : « Mon manque de capital de départ, je l’avais résolu en faisant des choix et en investissant exclusivement dans l'essentiel : les produits eux-mêmes, une boutique en ligne économique, mais fonctionnelle, que j'avais créée moi-même à l’aide d’un modèle et un logo qui m’avait coûté à peine 50 euros. Cela m'avait appris à établir des priorités et à faire rapidement la distinction entre ce qui est vraiment important et ce qui peut attendre. »

La quête de réponses d’un entrepreneur débutant

Le manque d’encadrement fut par contre plus difficile pour elle : à 21 ans, elle n'avait aucune idée de ce qu’impliquait le démarrage d’une entreprise. « Je ne savais pas par où ni par quoi commencer, ni où je pouvais trouver de l’aide ou des conseils. Finalement, il a fallu neuf mois avant que je puisse vraiment démarrer mon entreprise. C'est le temps qu’il m'a fallu pour découvrir ce que je devais faire pour acquérir le statut de travailleur indépendant et toutes les obligations qui en découlent :où j’allais trouver les housses, qui allait les imprimer, comment j’allais résoudre l’aspect financier de l’entreprise... Heureusement, un ami m’a aidée avec la comptabilité. Mais j'aurais certainement apprécié plus de soutien ou d’encadrement à l’époque. »

Des solutions créatives pour les problèmes des entrepreneurs

Elle avait aussi rencontré des difficultés à un stade ultérieur. À un moment donné, elle avait consacré presque tout son argent à une grande commande de housses qui s’étaient avérées non conformes à la qualité attendue, ce qui lui avait valu un énorme stock de produits invendables et un gouffre financier. Elle avait résolu ce problème d’une manière créative. « J'avais alors conçu une nouvelle collection, au fil d’un week-end, que j'avais proposée dans la boutique en ligne exclusivement en précommande. À ce jour, il s'agit encore de ma collection la plus populaire et l’argent des précommandes m’a permis de combler le gouffre financier. »

La façon dont Jessica a résolu son problème est un signe de résilience, une qualité qu’elle juge très importante, et pas par hasard. « En tant qu’entrepreneur, et en particulier en tant qu’entrepreneur débutant, on est constamment confronté à des difficultés et à des revers. Mais on ne peut pas trop se laisser abattre : pour chaque porte qui se ferme, une autre s’ouvre. »

Jessica De Block

Jessica De Block

Alors qu’elle faisait encore ses études en Communication stratégique, Jessica De Block a lancé Antwerp Avenue, l'entreprise avec laquelle elle propose des étuis pour téléphones et des housses pour ordinateurs portables de sa propre création, en Belgique et à l’étranger. Elle est aussi co-fondatrice et consultante en marketing électronique de Flux Socials.