Le coworking compte parmi les NWOW (New Ways of Working). Il ne s’agit pas seulement d’un lieu d’accueil partagé pour développer son business, c’est aussi un endroit propice au networking, à l’échange de bonnes pratiques ou encore à la confrontation de son concept au marché. Quentin Felice explique en quoi cet écosystème a boosté sa startup Stumber.

Plus qu’une économie collaborative

Le coworking signifie littéralement « travailler ensemble », mais c’est aussi une solution aux questions de mobilité ou de gestion des infrastructures et services. Ce sont autant de postes logistiques que le starter n’a plus à solutionner : tout est partagé en un seul endroit, de quoi se concentrer pleinement sur son projet. Dans le cas de Quentin Felice, son expérience du coworking à la Co.Station a été porteuse à plus d’un titre : « Cela a été un véritable boost. Non seulement nous avons pu interagir avec d’autres starters, mais en plus être mis en contact avec des acteurs-clés de notre secteur et les partenaires mêmes de cette aventure, dont la Co.Station et BNP Paribas Fortis, qui ont été séduits par notre concept. Ils ont été nos premiers business cases. Ces projets pilotes nous ont permis de voir l’emploi qui était fait de notre produit ‘en live’, de dégager nos premières statistiques (nombre d’usagers, taux de rétention, etc.) et donc d’apprécier le bien-fondé de notre concept ».

Développer et se développer

Qui et que trouve-t-on dans un espace de coworking ?

  • des professionnels (animateurs, coaches, business angels) intra- et extra-muros
  • des profils semblables, complémentaires et différents
  • des programmes d’animation et autres événements pour développer l’entrepreneuriat
  • un cadre de travail avec équipements et services

Autant de moyens d’acquérir de nouvelles compétences et de développer son activité, et ce, dans un environnement accueillant. Quentin Felice le confirme : « C’est aussi une carte de visite pour un starter car il faut un cadre pour recevoir des clients ou des stagiaires. C’est autrement plus convivial que le mythique garage où on développe son produit ». Par contre, l’endroit n’est-il pas trop neutre ? À en croire le starter, juste ce qu’il faut : « Si l’on cherche une certaine culture d’entreprise ou branding, on pourrait déplorer cette neutralité de cadre. Mais c’est cette neutralité qui permet à chacun de s’y retrouver, voire de créer sa propre identité ».

Se confronter au marché avant tout

Réseautage, discussions informelles, partage de connaissances, entraide, émulation… Les points forts du coworking ne manquent pas. Si la crainte du détournement d’idée peut en inquiéter certains, Quentin Felice a retenu surtout les atouts du coworking : « D’une part l’idéation ne représente que 5% du travail, et les 95% de mise en œuvre peuvent vite décourager celui qui n’a pas eu l’idée. Il ne faut pas craindre d’exposer son concept, c’est l’occasion de le confronter tant au marché que d’obtenir des feedbacks et pistes quant au développement du produit lui-même ». 

Trouver son co-équilibre

Dans le flot de brainstormings et d’animations, ne risque-t-on pas non plus de se disperser, comme sur un campus universitaire ? Là aussi, le starter a su trouver l’équilibre : « Du fait de mon expérience du coworking précédemment, tant à l’étranger qu’en Belgique, j’ai appris à connaître ce modèle entrepreneurial. Parmi les occasions d’interagir, formelles ou un peu moins, et les feedbacks, il convient juste d’identifier ce qui va servir ou pas ». Et quand on demande à Quentin Felice s’il n’est pas trop dur ensuite d’envisager de quitter le cocon, sa réponse est celle de l’entrepreneur qu’il y est devenu : « Vient le temps où le starter a envie de développer sa propre culture, et il sent quand ce moment est arrivé ».

Quentin Felice

Contributeur:

Quentin Felice

Quentin Felice est cofondateur et CEO de Stumber. Cette startup (2015) est une plateforme de matching d’intérêts pour communautés. Elle s’adresse tant aux clubs qu’aux universités et entreprises.

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