Le marché offre de multiples perspectives. Tout ce qu'il vous reste à faire, c'est de trouver une idée susceptible de séduire un certain public. En d'autres termes, combler un vide. Mais sur la route de la concrétisation de votre idée, vous serez confronté à de nombreux défis. Kristof Steegmans de WeTravel2 partage quelques conseils issus de son expérience.

Faire voyager les personnes à mobilité réduite : WeTravel2

WeTravel2 est une agence de voyage pour personnes à mobilité réduite créée par Kristof Steegmans. Ce concept né de sa propre expérience, démontre l’intérêt de saisir les opportunités qui s’offrent à vous.

Jeter les bases

“En dépit de mon accident de plongée, j'ai voulu continuer à voyager. Mais ce n'était pas sans difficultés : les transferts vers les aéroports étaient pénibles, l'accessibilité des hôtels laissait à désirer, etc. En général, je parvenais à résoudre moi-même ces problèmes, mais c'est alors que je me suis dit que je pouvais sans doute également le faire pour d'autres", explique Kristof.

Lancer sa propre affaire n'a rien d'une sinécure et ne se fait pas en deux minutes. Cela exige du temps et de la persévérance. "L'un des principaux défis lors du lancement d'une activité consiste à cerner la taille de votre groupe cible. Globalement, nous estimions à quelque 300.000 le nombre de clients potentiels de WeTravel2 en Belgique, sans même compter les accompagnants et les familles."

Recherchez un partenaire de qualité

"Peut-être n'avez-vous pas les fonds, les connaissances techniques ou l'expérience nécessaire pour mener à bien votre projet. Ne vous laissez toutefois pas rebuter et recherchez le bon partenaire. Il s'agit de prendre son bâton de pèlerin et de prêcher la bonne parole", poursuit Kristof. "Chez JetAir, l'un des responsables a cru dans le potentiel de notre idée et est devenu notre partenaire opérationnel. Se vendre et être convaincant sont des atouts de taille."

Lorsque vous approchez les banques, il ne suffit plus d'avoir un message bien rôdé. "Pour les convaincre, il faut évidemment disposer d'un business plan solide. Sans un tel dossier, il ne faut même pas songer à entamer des négociations", insiste encore Kristof.

Risquez le grand saut

Si le lancement d'une activité exige donc de nombreux préparatifs, la leçon principale est sans doute la suivante : "À un certain moment, il faut oser franchir le pas. Trop de projets d'entreprises ne franchissent pas le cap des belles intentions et du 'peut-être'. Il faut pouvoir risquer le grand saut", ajoute un Steegmans convaincu.

Outre de multiples perspectives de croissance, de nombreux entrepreneurs affichent une bonne dose d'ambition. Et Steegmans ne fait pas exception à la règle. "J'aimerais devenir une référence en Europe en matière d'accessibilité des voyages", conclut-il. "Si je peux offrir de belles vacances à un Belge souffrant d'un handicap, pourquoi ne pourrait-il pas en être de même pour un Français ou un Hongrois ?".

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Contributeur:

Kristof Steegmans

Kristof Steegmans s’est retrouvé en chaise roulante il y a 22 ans, suite à un accident de plongée. Sachant qu'il n'était plus question pour lui de faire de la natation ou de la course, il a décidé de se remettre en question et de devenir entrepreneur. Sa grande passion que sont les voyages est devenue le secteur dans lequel il compte se lancer.

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