Au début, tout le monde s’aime ! Les business angels sont le renfort financier et business idéal pour les fondateurs, qui ont convaincu ces investisseurs de la pertinence de leur projet, et de leurs capacités à le porter. Puis arrivent les premiers problèmes techniques, commerciaux, et évidemment financiers. De l’eau dans le gaz ! Jusqu’à l’explosion ? 

Une question de feeling

D’où vient ce grand malentendu ? Régulièrement de points factuels. Le fondateur propose la 8ième merveille du monde (qu’il va conquérir en 18 mois), et aura dans 2 ans un bénéfice avant intérêts, impôts, dépréciation et amortissement (BAIIDA) de 70% ! Le business angel fait miroiter son réseau de prospects innombrables, ses compétences en gestion, et surtout sa forte résistance pour accepter des résultats en deçà des prévisions ! Mais les aspects relationnels sont encore plus critiques : y a-t-il un « fit » entre les personnes ? Si l’une des parties ne « sent » pas l’autre, il faut stopper tout de suite, quelles que soient la beauté du projet au regard de l’un, la profondeur des poches et les compétences au regard de l’autre. C’est dans l’adversité qu’on reconnait ses « amis » se vérifie aussi dans les relations entre business angels et fondateurs !

Quelle plus-value pour l'entreprise ?

Les fondateurs doivent chercher quelqu’un qui amène plus que de l’argent.
Les fondateurs doivent chercher quelqu’un qui amène plus que de l’argent : le business angel doit comprendre le projet, connaître le secteur, le métier, savoir ce qu’est une PME (voire une startup), et ne pas se comporter comme dans les grandes entreprises qu’il a souvent fréquentées. Il doit apporter une plus-value, des compétences complémentaires, ou simplement son expérience, ce qui est déjà pas mal. Il ne doit pas compter son temps, et ne pas l’avoir négocié sous forme d’échange prestations-actions, qui est la pire des situations, et frustrera les fondateurs, mais aussi les autres actionnaires, dès lors que les uns ou les autres considéreront que le rapport qualité/prix n’y est pas !

Ne pas confondre vitesse et précipitation

Quelques conseils pour bien tester cet aspect humain ? Apprendre à se connaître avant de passer chez le notaire, se renseigner sur « l’autre partie », discuter du projet, mais aussi des autres choses de la vie, autour d’une bonne table, ou de quelques bières … Et ne pas se décider en une semaine, sur un coup de foudre… Comme dans un mariage finalement !

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Olivier de Wasseige

Une longue expérience dans le web, les startups et le monde entrepreneurial : fondateur de Defimedia, cofondateur et CEO d’Internet Attitude, coach de startups au VentureLab, et divers mandats dans le monde économique wallon. Des passions et hobbies variés : des vacances en famille au bridge entre amis, en passant par le tennis, le sport auto et les vins du Rhône.

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