Entreprendre, c’est souvent quitter les chemins balisés, mais c’est surtout sortir de sa propre zone de confort. Passé la crainte de l’erreur ou de l’échec, on prend vite goût à sortir de ses propres cadres et limites. Et savoir remettre son titre en jeu, c’est aussi une précieuse occasion de s’entraîner à faire son métier autrement. La parole à Loïc Bar, entrepreneur précoce, et pourtant déjà bien rompu à la stratégie de l’audace.

S’entraîner au métier d’entrepreneur

Loïc Bar explique le sens d’un effort de tous les instants : « Tout projet entrepreneurial contient sa part d’impondérables et d’aléas. Autant être donc entraîné à les affronter, pour ne pas être pris de court ou dépassé quand la zone d’inconfort survient. Né dans une famille de sportifs, j’ai appris très jeune à appliquer les grands principes du sport dans tout ce que je fais. Par exemple, aucun marathonien, même s’il souffre, ne reste dans sa zone de confort. Il endure et surmonte les difficultés grâce à l’entraînement. Cela vaut aussi pour l’entrepreneuriat ». 

Mais comment s’entraîner à sortir de sa zone de confort ? Il est judicieux de mettre au programme quelques exercices de base. 

Prendre en main son propre destin entrepreneurial

  • Créer son propre chemin, le plus tôt possible : « Avoir la biographie de Steve Jobs sur sa table de chevet ne sert qu’à peu de choses si l’on ne se lance pas. Entamer son propre parcours, au gré duquel on crée ses propres opportunités, permet non seulement de faire ses preuves, mais aussi de développer son esprit critique ».

  • Savoir remettre son travail sur l’ouvrage et l’adapter : « Tous les business plans ne servent à rien s’ils restent inchangés lorsqu’un changement de métier, marché ou technologie survient. Dans mon secteur, nous avons eu le cas avec l’engouement du photovoltaïque puis le recul de celui-ci. Il a fallu repenser le métier autrement pour s’adapter à l’inconfort dans lequel nous étions ».

Mettre en place un cercle vertueux

Bien identifier sa zone de confort est essentiel pour pouvoir continuer de l’élargir et avancer sur son parcours entrepreneurial.

« Sortir de sa zone de confort n’est pas le fait d’une génération plus que d’une autre. C’est le propre des curieux et de ceux qui ont déjà une certaine confiance en soi. Lorsqu’on a identifié les contours de sa zone de confort, il est plus facile d’y retourner, mais aussi et surtout de l’élargir, voire même d’y trouver… du confort. Je me souviens, par exemple, avoir répondu par hasard à une offre qui proposait d’écrire un livre assez technique. Je l’ai fait, alors que cela n’était vraiment pas ma spécialité. J’y ai trouvé à ce point des occasions de me dépasser que j’en ai écrit d’autres puis une trentaine d’articles. Plus je progressais, plus je développais de l’expérience. Cela me rendait d’autant plus confiant pour dépasser ma nouvelle zone de confort ainsi acquise. On prend goût à cette dynamique ! »

Savoir rester motivé face aux challenges

  • Faire des choses qui ont un sens et rester en accord avec ses valeurs: « Il n’y a pas grand-chose qui me tire en arrière, mais ce qui me fait avancer c’est de garder en vue l’impact positif que j’ai sur la société en général : création d’emplois dans ma région, action sur l’effet de serre, boost de l’économie. En parallèle, il convient aussi de travailler sur les points à améliorer, pour accroître toujours plus ce sentiment de valeur et donc la motivation ».
  • Garder en tête qu’on n’y arrive pas au premier coup et qu’on n’est pas seul: « Quand je me suis lancé, en plus des challenges propres à l’entrepreneuriat, j’ai dû vaincre les a priori liés à mon jeune âge ou ma formation non universitaire. Plus on fait ses preuves et plus on acquiert de références, et plus on gagne en confiance. Cela n’a rien d’inné ; c’est un travail que l’on fait et le soutien indéfectible des siens comme de ses collaborateurs y joue un grand rôle ».

Après avoir reçu la récompense de « Most Valued Professional » de Microsoft, Loïc Bar s’est vu proposer plusieurs postes dans des entreprises de renom. Il a décliné ces offres pour pouvoir poursuivre son propre parcours entrepreneurial.

Loic Bar

Loïc Bar

Loïc Bar, 29 ans, est fondateur et CEO d’Opinum. Cette start-up, lancée en 2015, propose des solutions cloud de monitoring et gestion des consommations énergétiques des bâtiments. EDF Luminus, Microsoft, Optiwatt, Lampiris et Proximus ont vite compté parmi ses partenaires.

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