Le rêve américain parle à beaucoup d’entrepreneurs, mais du projet au rêve, il y a… la réalité. Cédric Godart, journaliste à la RTBF, a démarré ses nouvelles activités dans le tourisme depuis la Californie. Il détaille 3 conseils souvent ignorés, à prendre en compte avant d'envisager le grand saut aux States.

Prenez votre temps avant de lancer votre business

Il ne suffit pas d'avoir une idée révolutionnaire, il faut prendre le temps de réfléchir à un business en étudiant la réalité du terrain. D'un point de vue économique, il est illusoire de se baser uniquement sur un montant à investir, généralement entre 50 000 et 150 000 euros. Il faut également prévoir le coût de la vie, à plus forte raison en Californie ou à New York, où un loyer dépassera rapidement les 2.500 euros par mois (parfois même en colocation).

 

La fameuse Green Card (carte verte) n'est pas une évidence. Si vous obtenez un visa d'investisseur (E1 pour l’import/export, E2 pour les biens et services) grâce à votre business plan, vous pouvez séjourner et entreprendre légalement sur le territoire américain durant 5 ans. Mais attention, vous restez « non immigrant » : ne vous attendez pas à disposer d’une courte échelle vers un passeport américain ! Ce cadre strict s'avère être cependant une solide motivation : livré à vous-même, vous devez être prêt à vous battre pour rester.

Le Credit Score pour financer plus facilement votre activité

Une légende urbaine raconte qu'aux États-Unis, l'argent tombe du ciel. Rien n'est moins sûr ! Surtout lorsque l’on connaît la notion de « Credit Score » (score de crédit). Il reflète votre crédibilité de payeur. Ce score peut être médiocre, moyen, bon ou excellent (entre 300 et 850). Dès que vous obtenez votre numéro de sécurité sociale (rien à voir avec l’assurance santé mais plutôt un équivalent du numéro national belge), demandez à votre banque une carte de crédit sécurisée. Cela signifie qu'une réserve de crédit vous sera attribuée en fonction du montant bloqué sur un compte. Une année plus tard, la somme sera débloquée et vous pourrez obtenir une carte de crédit... classique. Le Credit Score est essentiel car plus la note est haute, plus les conditions de prêt d'argent sont avantageuses. De nombreux employeurs, propriétaires et même opérateurs téléphoniques n'hésiteront pas à le consulter avant de vous accorder un bien, un abonnement ou un service. Renseignez-vous en ligne, il existe des guides pratiques pour construire un historique de crédit solide, rapidement.

Soignez votre image et votre communication

Les Américains ont l'apparence des Européens, mais la similarité s'arrête là. Nous n'avons pas du tout la même approche du business. Ils sont plus directs et communiquent naturellement plus. Très tôt, ils apprennent sur les bancs de l'école à s'exprimer en public. La réussite se cultive également dans le système scolaire. On ne peut pas en dire autant du Royaume de Belgique. La communication est la clé de votre succès. Soignez votre image personnelle et votre marketing, misez à fond sur les réseaux sociaux, quel que soit votre secteur d’activité. Vous devez vendre des services, des produits, mais également du rêve, pour être crédible. La discrétion naturelle du Belge n'est pas perçue positivement. Restez proche de vos racines, mais ne les imposez pas. Vendez votre spécificité, en l'adaptant à des cousins (très) éloignés : vos futurs clients. Soyez - toujours - positifs. L’importance du sourire et des dents blanches... n'est pas un mythe.

Cedric Godart

Contributeur:

Cédric Godart

Cédric Godart est journaliste et animateur radio (MINT, RTL Group). En 2013, il s'expatrie à San Francisco où il développe des activités de consulting et de journalisme. Aujourd'hui, il se partage entre Bruxelles et San Diego en Californie. 

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