Le 3F ou FFF (pour « Family, Friends and Fools ») est une façon de développer son entreprise grâce au soutien de son entourage proche. Cette méthode pour faire affaires gagne de plus en plus à être connue et reconnue. Pierre De Nayer, ayant lui-même eu recourt au « 3F » pour monter son entreprise, nous en parle.

Rechercher ses premiers investisseurs

Un entrepreneur recourt à ce genre de soutien lorsqu’il n’a pas (encore) les moyens pour développer seul son entreprise ou la crédibilité pour solliciter des fonds extérieurs. C’est le propre des start-ups. Par contre, le « Family, Friends and Fools » ne s’adresse pas à un type d’entreprise ou un secteur d’activité en particulier : il peut aussi bien s’agir d’une entreprise active dans un marché de niche, que d’une PME avec un cœur de métier plus traditionnel.

Faire du 3F à plus grande échelle

Lorsqu’on lance son entreprise, il est naturel et d’usage de demander du soutien à son entourage direct. Des exemples ? Tant le géant Facebook que la success story familiale belge Solvay sont le fruit du 3F, mais avec des investisseurs d’un autre type et des moyens d’une autre échelle. 

Mais, en le définissant clairement et en établissant ses règles, le 3F assoit sa légitimité et son intérêt. « Les Anglo-Saxons ont depuis longtemps codifié et rendu professionnels les processus de recherche de capital, dont les business angels. En Belgique, les autorités ont compris combien le 3F pouvait contribuer au développement de notre entrepreneuriat. C’est dans ce contexte que l’on a vu naître :

  • Le crowdfunding, financement participatif qui relève de la même démarche que le 3F, et pourrait s’appeler le « 3F-funding » ;
  • Le tax shelter, qui consiste en un encouragement officiel du 3F. Les proches peuvent investir dans une société de manière passive (c’est-à-dire sans occuper un poste d’administrateur ni intervenir avec le même degré d’implication qu’un business angel) et déduire, lors de leur déclaration fiscale, l’investissement consenti jusqu’à 45 % » explique Pierre De Nayer

Il en résulte un phénomène d’adhésion croissante, avec des montants investis plus importants. Dans une économie qui se veut toujours plus collaborative et solidaire, le 3F a donc d’autant plus de sens.

Abolir les risques éventuels

Les investisseurs de premier rang sont ceux qui prennent le plus de risques. L’entrepreneur, de son côté, peut redouter d’avoir à gérer un grand nombre d’actionnaires qui investissent des montants faibles dans son activité. Si la convention d’actionnaires a été bien établie, les éventuelles futures tensions ne devraient toutefois pas poser de problème. Par ailleurs, le « Family, Friends and Fools » est facile à mettre en place et sans trop de paperasse. « Il faut le voir comme un levier pour les entreprises mais aussi pour l’entrepreneur car les investisseurs affirment leur foi en son projet et l’encourage à le faire grandir ! » 

Pierre De Nayer

Contributeur:

Pierre de Nayer

Pierre De Nayer est fondateur et co-Managing Director de CITOBI. Cette entreprise est le leader belge du marketing automation avec son logiciel Actito. Entre autres domaines d'expertise, la société est reconnue aussi en CRM, e-marketing, marketing 1-to-1, en France et aux Pays-Bas également. Elle possède aussi MediQuality, communauté de médecins en ligne, leader au BeNeLux. CITOBI compte près de 300 clients, dont de nombreuses très belles marques.

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