Quelques 88.963 entreprises ont vu le jour en 2015. Un chiffre inégalé en dix ans ! Le nombre d’arrêts d’activité a également diminué par rapport à l’an passé. Au total, ce sont 19.141 nouvelles affaires qui viennent compléter le paysage belge de l’entrepreneuriat. Christine Mattheeuws, présidente du SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants), nous explique ce phénomène réjouissant.

Un climat propice à l’entrepreneuriat

D’après Mattheeuws, le climat actuel est nettement plus propice à l’entrepreneuriat. Cela résulte à la fois dans plus de startups mais aussi dans moins de cessions d’activité. “Nous sommes lentement en train de sortir de la crise économique. Cela contribue bien évidemment à relancer les entrepreneurs mais d’autres raisons se cachent derrière ce comeback’’.

“En effet, le gouvernement fédéral a allégé le coût de la main-d'œuvre en réduisant les cotisations de sécurité sociale de 33 à 25%. Des initiatives telles que le Tax Shelter permettent aux particuliers d’investir plus facilement dans les jeunes entreprises."

"Les gouvernements régionaux mettent aussi l'esprit d'entreprise au cœur de leurs politiques. Le gouvernement flamand a avec l'Agence pour l'innovation et l'esprit d'entreprise un outil puissant pour soutenir les startups et encourager les entrepreneurs. Le gouvernement wallon est lui aussi récemment venu avec 55 mesures ambitieuses (Manifest pour les PME). Quant au gouvernement bruxellois, il met à présent tout en œuvre pour réparer les dégâts d'image causés par les attaques du 22 mars ", souligne la présidente.

Un nouvel esprit d’entreprise

"Nous constatons aussi que l'esprit d'entreprise est tout autre, en particulier chez les jeunes. Il y a quelques années, un entrepreneur à succès avait assez rapidement l'image d’un fraudeur alors que quelqu'un qui faisait faillite prenait celle d'un perdant. C’est beaucoup moins le cas aujourd’hui".

"Tous ces éléments font que le nombre de startups augmente et que ces dernières tiennent plus longtemps. Je suis donc convaincue que nous vivons un changement. Maintenant, nous sommes encore en dessous de la moyenne européenne en termes de nombre d'entrées, mais dans quelques années, nous allons certainement l’atteindre et la dépasser", dit Mattheeuws.

Pour éviter un arrêt prématuré, Mattheeuws donne encore un conseil : "Assurez-vous que vous suivez vos paiements. Trop d’entreprises font faillite parce qu'elles sont payées en retard et doivent donc faire face à des problèmes de liquidité."

Selon vous, quels sont les plus grands obstacles au démarrage de votre entreprise ? Partagez-les en commentaire.

Christine Mattheeuws

Christine Mattheeuws

Christine Mattheeuws est la présidente du SNI (Syndicat Neutre pour Indépendants), une organisation représentant plus de 40.000 travailleurs indépendants, professionnels et et PME.

Confirmer