Certains beaux projets entrepreneuriaux restent à l’état de rêves ou avortent dans l’œuf pour quelques milliers d’euros manquants. Et c’est à ces entrepreneurs à court de liquidités mais pas d’idées que s’adressent les microcrédits. C’est le cas de Cécilia Ntelo-Wa-Leko, qui a ouvert sa crèche, Zarafa, adressée aux enfants sourds et malentendants. Elle raconte comment elle a déjoué l’adversité grâce au microcrédit.

Trouver le bon partenaire quand les impondérables surviennent

Pour Cécilia Ntelo, le microcrédit a été une véritable providence : « Au départ, je disposais des fonds suffisants. Une fondation qui soutient des projets visant la réinsertion des handicapés me soutenait en effet d’entrée de jeu. Cependant, j’ai ensuite subi un fameux coup du sort ! Alors que je devais déjà faire des aménagements coûteux en vue de conformité et de sécurité, requis tant par l’ONE que par les pompiers, l’architecte que j’avais contracté a manqué à ses obligations. Non seulement le loyer, très élevé, courait déjà, mais le chantier prenait du retard. A cela se sont ajoutés des frais de justice pour obtenir gain de cause face à cet architecte peu scrupuleux ». C’est alors que, en demande de financement, la jeune entrepreneure s’est tournée vers sa banque, BNP Paribas Fortis, qui lui a recommandé un partenaire : Microstart, spécialiste en microfinancement et en accompagnement pour entrepreneurs. L’organisme propose des crédits professionnels allant de 500 € à 15.000 € à tout entrepreneur souhaitant tester son idée, se lancer ou développer son projet.

Créer autour de soi un réseau à haute valeur ajoutée pour concrétiser son projet

L’efficacité et la proactivité de Microstart ont été remarquables : « J’ai tout de suite eu un rendez-vous et ma personne de contact a été la même depuis le début. J’ai exposé mon projet et je suis repartie de cette première entrevue avec toutes les infos et la documentation dont j’avais besoin pour réfléchir à la façon de procéder. Ensuite, tout s’est mis très rapidement en route et sans paperasserie excessive. Microstart m’a mise en contact avec Funds for Good.

Cela m’a permis d’obtenir :

  • un tiers du montant total, et ce, sans intérêts ;

  • un cadre autour du projet. Par exemple, on m’y a prodigué des conseils en matière de marketing et de comptabilité ;

  • un réseau de compétences : j’ai par exemple été mise en contact avec la bonne personne pour m’aider à réaliser mes flyers ».

C’est autant de coaching gratuit en termes d’entrepreneuriat même, mais aussi sur les aspects métiers qui manquaient à la mise en place du projet, dont Cécilia Ntelo a pu bénéficier grâce au partenariat.  

Obtenir du crédit dans tous les sens du terme

Cécilia Ntelo réalise donc que l’aide dont elle a bénéficié est bien plus qu’un crédit : « Le contexte dans lequel est né mon projet n’était donc pas simple, surtout quand on a tout juste une vingtaine d’années ». Disposer de moyens pour asseoir la légitimité de son projet était donc crucial. Et le microcrédit y a contribué. Au point que la crèche de Cécilia Ntelo, à peine ouverte, a déjà une belle liste d’inscriptions de futures mamans qui entendent mettre leurs enfants au contact d’enfants différents. Cette jeune entrepreneure inspirante vient d’ailleurs de se voir décerner le prix « Entrepreneuriat au féminin » lors de la Semaine du Microcrédit pour son projet de crèche inclusive : « C’est valorisant de voir qu’on croit en vous et en votre projet. Bref, on m’a accordé du crédit dans tous les sens du terme ! » 

Cécilia Ntelo

Cécilia Ntelo-Wa-Leko

Cécilia Ntelo-Wa-Leko est éducatrice spécialisée. En 2018, la jeune entrepreneuse a ouvert une crèche, Zarafa ASBL, qui a pour particularité de permettre l’insertion des enfants sourds et malentendants au contact d’enfants non-sourds. Au terme de la Semaine du Microcrédit, qui s’est tenue du 19 au 23 mars 2018, elle a remporté le prix « Entrepreneuriat au féminin » pour son projet.