Seuls 41% des entrepreneurs belges sont assurés contre les conséquences financières d'un accident, estime une enquête de Securex. 75% d'entre eux pensent d'ailleurs courir un très faible risque d'être victimes d'un d'accident, tant sur le plan privé que professionnel. De nombreux entrepreneurs choisissent dès lors de ne pas être assurés au-delà du versement des primes.

L'assurance: en vaut-elle la peine?

Exercer une activité d'indépendant implique automatiquement certains risques que ne courent pas  les travailleurs salariés. C'est ainsi que vous ne disposez pas d'un revenu fixe et vous êtes donc davantage tributaire des fluctuations du marché. Certaines assurances, comme une assurance accidents pour vos salariés, une assurance voiture pour vos véhicules ou une assurance incendie pour vos bâtiments, sont obligatoires pour tous. En fonction de votre secteur, d'autres peuvent s'y ajouter. Il vous appartient de déterminer quelles assurances vous souhaitez souscrire en plus de celles-ci. Ainsi, êtes-vous disposé à payer un certain montant pour une assurance dont vous ne bénéficierez jamais dans le meilleur des cas ?

Certains indépendants préfèrent en effet se constituer leur propre épargne dans laquelle ils pourront puiser au cas où ils se retrouveraient sans revenu durant une certaine période suite à un coup dur. L'avantage en l'occurrence est de pouvoir utiliser cet argent pour n'importe quel contretemps, alors qu'une assurance ne vaut que dans certaines circonstances. Cela étant, ces montants ne sont pas illimités et au cas où vous seriez contraint à l'inactivité durant une longue période, vous courez le risque de vous retrouver sans argent. D'autres préfèrent dès lors souscrire une assurance. Quoi qu'il en soit, il est important de prévoir un certain montant au cas où vous seriez, par exemple, sur la touche durant un certain temps suite à un accident. Dès lors, il est essentiel de bien s'informer avant de prendre la décision de contracter ou non une assurance.

Les assurances en chiffres

Une enquête de Securex  fait ressortir que 44% des indépendants en activité principale contractent une assurance couvrant les conséquences financières d'un accident, contre 28% des indépendants en activité complémentaire. Selon cette société, ce résultat n'a rien de surprenant dans la mesure où un entrepreneur n'est pas légalement tenu de s'assurer contre les accidents du travail, tandis que ¾ d'entre eux estiment que ce risque est relativement limité. Néanmoins, vous courez autant de risques qu'un salarié. La situation est similaire dans le cas de la pension de l'indépendant puisqu'il n'existe pas davantage d'obligation légale: seuls 50% des entrepreneurs disposent d'une Pension Libre Complémentaire.

D'ailleurs, les indépendants assurés y souscrivent  massivement. Pour preuve, 72% d'entre eux ayant une assurance accidents sont bien au courant de la couverture dont ils disposent.

Le paradoxe belge

Quand bien même vous n'êtes pas obligé d'être couvert par une assurance accidents, vous êtes obligé d'assurer vos salariés. Et comme les assureurs appliquent le principe selon lequel plus le nombre d'accidents est faible, plus la prime est réduite, de nombreux chefs d'entreprise donnent la priorité à la sensibilisation et à la prévention. Avec succès d'ailleurs, comme le montrent les chiffres du Fonds des accidents du travail qui indiquent qu'en 2015, le nombre total d'accidents du travail, tant sur le lieu de travail que sur le trajet travail-domicile, a diminué de 3,28% à 137.219.

Il s'agit évidemment là d'une évolution très positive, même si l'écart entre l'employé et l'employeur se maintient. En effet, le salarié continue à courir moins de risques d'accident et est d'ailleurs couvert par une assurance. Certes, l'indépendant bénéficie aussi de ces initiatives, puisqu'il voit ses risques diminuer également, mais risque de se retrouver démuni en cas de problème.

Et vous, quelles assurances considérez-vous comme intéressantes? Partagez votre avis par commentaires et sur les réseaux sociaux avec vos confrères entrepreneurs !

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