Après les baby boomers et les générations X et Y, voici maintenant la Génération Z. Il s'agit des jeunes qui sont nés à partir de la deuxième moitié des années 90 et qui forment la première génération née et ayant grandi à l’ère d’Internet et de la technologie. Même si les plus jeunes d'entre eux viennent tout juste d'arriver sur le marché du travail, il est d’ores et déjà évident qu’ils portent un regard totalement différent sur le travail et l’entrepreneuriat. Le chasseur de tendances Tom Palmaerts nous l'explique plus en détail.

Le succès à portée de main

L’un des premiers aspects que l’on remarque chez les membres de cette dernière génération est leur attitude positive à l’égard de l’entrepreneuriat. En soi, cela n’a rien de nouveau. Ce qui est inédit ici, c'est leur forte conviction en la responsabilité de chacun à l’égard de son destin : le succès est à portée de main, mais il ne tombe pas du ciel et dépend surtout des ambitions que l’on se donne ainsi que des efforts consentis pour les réaliser. Cette génération, bien plus que celles qui l’ont précédée, fait preuve d’une mentalité véritablement axée sur la pratique : il s'agit de retrousser ses manches et de se mettre à la tâche. 

C’est une grande différence par rapport aux millennials de la génération Y : alors que ces derniers rêvaient souvent et faisaient de leur mieux dans l’espoir d’être découverts, les membres de cette génération-ci n'attendent pas : ils partent eux-mêmes à la recherche d’opportunités, avec les moyens à leur disposition. Ils n’ont par ailleurs pas de temps pour faire causette : en plus de leur esprit d’initiative et de leur attitude axée sur l’aspect pratique, ils sont aussi très pragmatiques. 

L’importance du réseau

À première vue, on pourrait penser que l’approche des membres de la Génération Z est assez individualiste: je suis le seul responsable de mon propre succès. Et pourtant, ils semblent bien comprendre qu’ils ne peuvent réaliser quelque chose que s’ils parviennent à attirer un réseau de personnes autour d’eux-mêmes et de leur projet. La famille et les amis proches jouent, à cet égard, un rôle très important. Ils croient donc fortement en leurs propres ambitions, mais ils réalisent aussi, bien davantage que les générations antérieures, que les autres sont nécessaires pour mettre en œuvre ou pour exécuter leur projet : l'environnement de réseau dans lequel ils ont grandi est pour eux, tout simplement, une évidence quotidienne.

Besoin de donner un sens

De plus, la Génération Z est aussi beaucoup moins matérialiste que les générations antérieures et ses priorités sont différentes, notamment en termes de qualité de vie. Ainsi, ils ne prêtent pas tant attention à la marque ou au statut d’une technologie déterminée, mais plutôt à ce qu'elle peut apporter concrètement. En outre, pour beaucoup de jeunes, le salaire n'est plus le critère dominant dans la recherche d’un emploi : il s’agit de plus en plus de faire quelque chose qui favorise l’accomplissement personnel, d’exercer une fonction qui contribue à une cause et qui est pertinente pour l’homme et pour la société. Enfin, contrairement à leurs parents de la Génération X, ils ne sont plus prêts à sacrifier tout et tout le monde pour leur travail : les amis et la famille sont importants et un bon équilibre entre vie professionnelle et vie privée est donc essentiel. Beaucoup ne voient donc par exemple aucun inconvénient à travailler 4/5e du temps. 

Bien que cela soit encore prématuré, il est clair que la dernière génération prête à explorer le marché du travail a une vision résolument différente de ce qui l’attend. Quoi qu’il en soit, on peut d’ores et déjà affirmer qu’ils sont ambitieux, persévérants et surtout qu’ils ont une perception bien plus pragmatique de la vie que leurs prédécesseurs. À suivre !

Tom Palmaerts

Tom Palmaerts

Tom Palmaerts est un chasseur de tendances chez Trendwolves, une agence de marketing et tendances spécifiquement axée sur les jeunes ; il a remporté en 2013 le prix « Chasseur de tendances de l’année » de Second Sight. Il donne des cours sur la conception des scénarios et l’identification des tendances à la Haute École de Gand et il est un conférencier prisé à l’échelle internationale.

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