L’engagement individuel de pension ou EIP est une assurance-vie offrant une pension complémentaire aux dirigeants de société indépendants. Ils peuvent également utiliser cet EIP pour se protéger et protéger leur famille. Kenan Tabakovic, spécialiste produit chez BNP Paribas Fortis, nous apporte plus d’explications à ce sujet.

Les garanties offertes par un EIP

Les dirigeants indépendants ont besoin d'un engagement de pension spécifique à leur situation particulière. L’EIP est une assurance vie de la Branche 21 destinée spécifiquement aux gestionnaires d’entreprise indépendants. Votre société finance les cotisations pour votre future pension et bénéficie dans le même temps d’avantages fiscaux. « L'EIP vous garantit donc un avenir financièrement assuré tout en permettant à votre entreprise de bénéficier d’avantages immédiats ».

Lorsque qu’une personne souscrit un EIP, elle peut disposer de deux garanties optionnelles supplémentaires pour protéger sa famille :

Un revenu de remplacement :

« L’INAMI n’indemnise l’incapacité de travail qu’à hauteur de 13.000 euros environ, par an. Pour notre part, nous offrons une rente mensuelle en guise de revenu de remplacement ».

En cas d'incapacité de travail, vous recevez chaque mois un revenu dont le montant s’inscrit dans les limites de la règle des 100 %. Elle stipule que la somme de la rente liée à votre garantie complémentaire, mais aussi à l'allocation légale, et aux autres rentes extralégales perçues en cas d'incapacité de travail, ne peut dépasser votre rémunération annuelle brute normale. Dans le cas contraire, votre société ne peut plus déduire ces cotisations sociales comme dépense professionnelle. « Si la limite des 100 % est dépassée, la partie de la prime trop élevée ne vous procurera pas d’avantage fiscal ». 

D’autre part, vous pouvez opter pour le remboursement de la prime afin que le capital de pension, automatiquement constitué via la société, se poursuive. « Pour le dire autrement, en cas de droit à la prestation lors d’une incapacité de travail, le dirigeant d’entreprise se voit remboursé, pendant la durée de son incapacité et proportionnellement à sa gravité, du montant de la prime payée pour son assurance principale et ses assurances complémentaires, taxes comprises ».

Une couverture complémentaire en cas de décès :

Vous désignez un ou plusieurs bénéficiaires dans votre contrat. En cas de décès avant la date de votre pension, il(s) reçoi(ven)t le capital convenu.

Déterminer au mieux les conditions de son EIP

En définissant une couverture de 125%, les proches de l’assuré reçoivent bien 100% du capital déterminé

Lors de la conclusion d’un EIP, vous déterminez votre revenu de remplacement en cas d'incapacité de travail. Le montant du capital à verser aux bénéficiaires en cas de décès prématuré est également fixé. Comment faire les bons choix ?

«Tout dépend de l’objectif arrêté par le preneur d’assurance. Mon conseil est d’établir une couverture de 125% environ pour bénéficier à 100% de son assurance décès. Il faut savoir que certaines taxes sont prélevées sur le capital épargné. On peut mentionner la retenue INAMI (3,55%), la cotisation de solidarité (entre 0 et 2%) et l’imposition légale (entre 16,5 et 20%), qui varient selon l’âge atteint au moment du paiement ou le fait de rester actif sans interruption jusqu’à l’âge de la pension. En définissant une couverture de 125%, les proches de l’assuré reçoivent bien 100% du capital déterminé».

Votre assureur dispose normalement d’un simulateur pour déterminer le montant de la couverture décès qui répond le mieux à vos besoins, en tenant compte de toute une série de variables bien précises et spécifiques à votre situation.

Protéger sa famille après son décès

De quel revenu complémentaire a besoin votre partenaire ou votre famille pour continuer à vivre confortablement après votre décès ? « Il est important d’estimer un capital réaliste dans votre police d’assurance. Encore une fois, l’essentiel est de connaître vos priorités pour votre famille. Par exemple, si votre objectif est de permettre à vos enfants de suivre un cursus universitaire dans un établissement prestigieux dont les coûts d’inscription sont de 50.000 euros par an, je vous conseillerais d’assurer ce montant en tenant compte de mon critère des 125% ».

Vous désirez assurer financièrement votre avenir tout en bénéficiant de protections supplémentaires pour vous et votre famille ? 

Confirmer