Dans le cadre de son dossier « L’été Starters », Bizcover proposera aux starters jusqu'en octobre des articles pour les accompagner sur la route du succès. Au menu de cette quatrième étape, nous allons nous intéresser à votre statut en tant qu'indépendant. En tant que nouvel entrepreneur en Belgique, vous disposez en effet essentiellement de deux possibilités de statut: indépendant à titre principal, ou indépendant complémentaire.

Se lancer comme entrepreneur indépendant – deux possibilités

Que vous entrepreniez en tant qu’activité principale ou complémentaire, dépend du temps que vous consacrez à vos activités respectives. D’un point de vue légal, si vous exercez une autre activité professionnelle simultanément, habituellement et principalement, votre activité indépendante sera considérée comme une profession à titre complémentaire.

Cet aspect est déterminé en fonction du timing : de manière générale, si vous consacrez plus de 50% de votre temps à votre activité d’indépendant, vous êtes indépendant à titre principal. Certaines exceptions existent cependant.

Commencer comme indépendant complémentaire

Pourquoi commencer en activité complémentaire ?

Une activité indépendante complémentaire est un tremplin idéal pour tester votre entreprise, acquérir de l’expérience et gagner des clients, mais aussi pour vous habituer à la vie d’un entrepreneur. Ceci tout en limitant les risques financiers et la charge administrative. Dans ce type de situation, le statut d’indépendant complémentaire est une option séduisante : elle vous permet de garder vos droits et acquis liés à votre statut de salarié, tout en entreprenant.

Combiner cette activité avec une autre peut cependant devenir trop ardu quand votre affaire prend son envol et que les clients mobilisent toute votre attention. Peut-être est-il alors temps de vivre votre passion à plein temps ? 

Commencer en activité principale

Préparez-vous bien !

Si vous devenez indépendant à titre principal, essayez en premier lieu de vous faire une idée précise de votre futur train de vie. Commencez par dresser un bilan de vos dépenses et de vos revenus actuels. Calculez ensuite combien d’heures par jour vous devrez prester en qualité d’indépendant à titre principal pour préserver le même revenu net. Ou combien de produits vous devrez vendre à combien de clients.

Certains indépendants complémentaires constatent alors que leurs tarifs sont trop bas, qu’il leur reste trop peu d’heures sur la journée ou qu’ils n’ont pas assez de clients. Dans ce dernier cas, pensez peut-être à investir dans un peu plus de publicité et de visibilité.

Pour cette raison, dressez idéalement un plan d’entreprise clair lorsque vous préparez une transition éventuelle. Un tel business plan vous aide à élaborer votre vision à long terme : quels sont vos objectifs, quels sont vos points faibles et forts par rapport à la concurrence, comment voyez-vous le marché sur lequel vous opérez ? Comment dois-je m’organiser sur le plan tant juridique qu’organisationnel pour assurer l’expansion de mon entreprise ? Ai-je suffisamment de compétences en leadership ? Ai-je assez de motivation, d’énergie et de persévérance pour atteindre mes objectifs ?

Les avantages et les écueils

Le grand avantage de gérer votre propre entreprise à temps plein est la liberté qui va de pair. Vous déterminez vous-même vos heures de travail, vous prenez les décisions… Bref, vous concrétisez vos idées. Mais sachez aussi que vous êtes, dès lors, responsable des décisions que vous prenez et que vous n’êtes jamais à l’abri d’une déconvenue. N’oubliez pas enfin de consacrer suffisamment de temps à vos loisirs, à vos proches et à la détente, pour diminuer vos risques de surmenage.

Il y a également quelques différences importantes sur le plan de la protection sociale qui vont de pair avec votre transition vers une activité principale. En qualité de salarié ou de fonctionnaire, vous vous constituez des droits à la sécurité sociale comme la retraite, l’allocation de maladie, l’assurance contre les accidents du travail et les allocations de chômage. Les indépendants ont des droits similaires, mais moins avantageux. Un indépendant n’a, en outre, pas droit au pécule de vacances, au congé éducatif ou aux jours fériés payés : un jour non travaillé ne rapporte rien. En tant qu’indépendant, il vous appartient donc de combler les lacunes de votre statut. Il est important par conséquent de vous assurer une protection suffisante contre les risques, et de construire au plus tôt un plan de pension pour votre future retraite.

Formalités du passage en indépendant à titre principal

Les formalités lors d’une transition vers une activité principale sont limitées. Prévenez en tout état de cause votre caisse d’assurances sociales, afin qu’elle puisse adapter vos cotisations sociales. Vu que vous travaillez plus en qualité d’indépendant, vous pouvez vous attendre à des revenus supérieurs et donc… à des cotisations plus élevées.

La plupart des entrepreneurs qui passent à une activité à titre principal ne doivent rien faire corriger à la Banque-Carrefour des Entreprises (BCE). Mais si vous changez d’adresse, ouvrez un nouveau magasin ou développez une nouvelle activité, passez de préférence dans un guichet d’entreprise agréé.

Aspects fiscaux

En principe, tant les indépendants à titre complémentaire que principal sont soumis au paiement des cotisations de sécurité sociale. Le taux est différent selon l’un ou l’autre statut, et est également dépendant du montant des revenus annuels liés à l’activité. Vous aurez ici un aperçu de quels montants vous seront demandés en tant qu’indépendant, en fonction de votre situation spécifique.

Les indépendants principaux et complémentaires sont assujettis à la TVA, et doivent donc également rentrer des déclarations de TVA. Si vous réalisez un chiffre d’affaires de maximum 2,5 millions d’euros, vous pourrez opter pour des déclarations trimestrielles. Si vous réalisez un chiffre supérieur, vous devrez effectuer des déclarations mensuelles. A certaines conditions spécifiques, il est aussi possible de bénéficier d’un régime forfaitaire

Si votre entreprise réalise un chiffre d’affaire annuel inférieur à 25 000 euros (hors TVA), vous pouvez dans certains cas opter pour une exonération de la TVA. Ce régime de franchise est principalement conçu pour les professions libérales et complémentaires.Il vous dispense de la plupart des obligations fiscales et administratives qui incombent normalement aux assujettis à la TVA : plus de déclaration périodique, plus de versement TVA, plus de TVA porté au compte de vos clients – et, bien évidemment, plus de déduction de TVA portée en compte par vos fournisseurs. Une simplification administrative importante donc pour votre activité. Plus d’infos sur le site du SPF Finances.

 

 

Remarque:

Cet article est issu en partie du blog "Entreprendre" de notre partenaire Securex. Vous pourrez trouver ici toute une série d'informations et de conseils utiles pour le lancement de votre activité.

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