Dans le cadre du dossier « Été Starters », Bizcover présente, jusqu’en octobre, des articles visant à accompagner les starters sur la route du succès. Au programme cette semaine : les paiements. En tant qu’entrepreneur, vous voulez bien entendu être payé facilement et à temps : vos fournisseurs n’aiment pas non plus attendre leur argent. Comment pouvez-vous faciliter au maximum le processus de paiement pour votre clientèle à l’ère du numérique et du tout connecté ? Joeri Dullaert, spécialiste des moyens de paiement chez BNP Paribas Fortis, présente quelques solutions.

Pas de tracas avec du liquide

Selon Joeri Dullaert, la raison pour laquelle les jeunes entreprises, mais aussi les entrepreneurs ayant déjà pignon sur rue, doivent veiller à une gestion adéquate de leur trésorerie est évidente. « En tant qu’entrepreneur, vous voulez vous concentrer sur votre cœur de métier, sans devoir faire face constamment à des tracas administratifs. Un chef d’entreprise doit pouvoir travailler sans se faire du souci et sans se préoccuper en permanence de ses finances. Tout le temps que vous passez à vous tracasser, il vaut mieux le consacrer à vos ventes et à votre marketing, deux aspects qui contribuent à la croissance de votre entreprise. »

De plus, une bonne gestion de la trésorerie vous protège contre les aléas financiers qui peuvent parfois entraîner la faillite de l’entreprise. « Bien entendu, il existe des solutions pour traverser les périodes difficiles, comme les crédits de caisse et les crédits pont, mais il vaut mieux les éviter », explique Joeri Dullaert.

Le moins d’argent liquide possible

Comment gérer au mieux votre trésorerie ? Selon Joeri, il faut veiller avant tout à ce que vos clients vous paient le moins possible en espèces. « C’est simple : le liquide coûte de l’argent à un entrepreneur. Il y a les frais bancaires, le risque de vol, vous pouvez aussi être payé avec de faux billets et amener cet argent liquide à la banque après vos heures de travail, ce qui vous fait perdre un temps précieux. Nous conseillons dès lors aux entrepreneurs de privilégier autant que possible les paiements par carte bancaire, ou même avec des applications numériques. Les jeunes clients en sont d’ailleurs de farouches partisans. » 

D’après Joeri, la mesure dans laquelle les entreprises exploitent les outils numériques est même un facteur qui détermine leur succès. « Plusieurs études montrent que les entreprises qui investissent intensivement dans les outils numériques se portent mieux que leurs concurrents qui travaillent encore à l’ancienne. Il y a une corrélation directe entre ces deux éléments. »

Aujourd’hui, il existe des terminaux de paiement pour toutes les situations ; ils fonctionnent aussi bien via la 3G que via le Wi-Fi ou une ligne Internet fixe. « Il n’y a plus d’excuses pour ne pas les utiliser. Idem si vous fonctionnez avec une boutique en ligne, ce qui est bien entendu une merveilleuse vitrine supplémentaire pour votre entreprise. Vous avez tout intérêt à étendre cette approche omnicanal à vos possibilités de paiement. »

Payconiq

Joeri Dullaert épingle encore une autre option de paiement très accessible pour les détaillants : Payconiq. « C’est un système qui est à la portée de tous et avec lequel vous pouvez accepter des paiements via une application. C’est idéal pour les starters, car cela ne représente qu’un investissement minime et les frais de transaction sont peu élevés. Cette possibilité de paiement est de plus en plus utilisée par les boulangers, les bouchers ou les friteries. »  

Pour le secteur B2B

Pour les entreprises essentiellement actives dans un environnement B2B, il existe aussi des solutions numériques. « Aujourd’hui, vous pouvez facilement envoyer vos factures en ligne en joignant directement un lien via lequel elles pourront être payées directement, par voie numérique. Résultat : vous êtes assuré d’un paiement rapide et vous offrez à votre client tout le confort de paiement. Par ailleurs, les domiciliations restent un bon moyen de limiter autant que faire se peut le nombre de paiements ‘oubliés’. »

Une autre solution qui s’adresse plutôt aux entreprises bien établies, est le factoring. « Le factoring est un instrument par lequel l’entrepreneur ‘vend’ ses factures à la banque en échange d’un paiement direct », explique Dullaert. « Si l’entrepreneur le souhaite, la banque lui paie une avance pouvant atteindre maximum 85 pour cent des créances en souffrance. L’entrepreneur augmente ainsi immédiatement son capital d’exploitation. Autre avantage : vous ne devez absolument plus vous préoccuper de la gestion des débiteurs et vous êtes protégé contre les défauts de paiement. Si le client ne paie pas, nous passons à l’action et vous recevez le montant assuré au plus tard après 90 jours. »

Caisse 2.0

Pour les entreprises qui veulent aller encore plus loin, BNP Paribas Fortis propose même un système de caisse entièrement intégré, baptisé Caisse 2.0. « Il s’agit d’un progiciel central qui réunit tous les aspects du business », explique Joeri Dullaert. « Votre terminal de paiement est ainsi associé à votre gestion de stock, à votre boutique en ligne, à votre gestion de clientèle, etc. Le système offre des possibilités de rapport très étendues et même des modules RH. Vous pouvez consulter toutes ces facettes de votre entreprise partout et à tout moment, sur n’importe quel appareil. Beaucoup d’indépendants passent des heures à s’occuper de leur paperasse administrative après le boulot. Avec Caisse 2.0, nous leur apportons une solution efficace. » 

 

Joeri Dullaert

Joeri Dullaert

Joeri Dullaert est bachelier en marketing de la haute école Karel de Grote à Anvers. Il a travaillé pendant plus de vingt ans chez Europabank avant d’être engagé comme Product Manager Merchant Acquiring Services chez BNP Paribas Fortis. C’est un passionné de mini-foot et un fervent supporter du Sporting de Lokeren.